‹ Les forces éternellesChapitre 83 sur 223 · PLUIE TIEDE · texte numérisé non relu

PLUIE TIEDE

L'été contre mon cœur s'appuie Et je défaille de désir, De désir ou de nostalgie ; On ne sait comment définir Cette heureuse et triste magie.

— La languissante et chaude pluie Est comme un amoureux chagrin ; Ce n'est pas ce gai tambourin Du printemps qui gicle et ruisselle, Ce dur ressort de sauterelle Frappant le sol ; ce jet aigu De légers astres exigus, Ce sont les larmes de l'espace, Du mol espace que harasse, A la fin des jours chauds d'été, L'insoutenable volupté...

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