‹ Les forces éternellesChapitre 87 sur 223 · CALME SOIR · texte numérisé non relu

CALME SOIR

Six heures du soir en été, Paix, silence, immobilité.

Des écharpes de soleil dorment Dans l'herbe épaisse, sous les ormes.

Le temps est dans l'ombre arrêté :

C'est un moment d'éternité.

Un magnolier que le soir creuse Donne son odeur somptueuse.

Les jardins ont, tout engourdis, La fixité du paradis.

— 0 calmes cieux, tièdes pelouses.

Mon fiévreux esprit vous jalouse ; Repliement de l'air et des prés, Laissez-moi ne rien désirer; Que je sois, comme vous, unie.

Longue, stable, sage, aplanie,

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