‹ Les forces éternellesChapitre 90 sur 223 · ACCUEIL AU SOLEIL · texte numérisé non relu

ACCUEIL AU SOLEIL

Tu dis : « Délos sur l'onde est une rose bleue, Les dauphins écailleux dont scintille la queue Sont des vases d'argent roulés aux flots amers, Et moi je suis la nef flamboyante des mers.

Je ris au fond des deux, je luis, je coule, coule, Je suis seul et je suis riiéroïsme et la foule, L'Iliade c'est moi, Troie enflammé c'est moi, Et je suis l'éternel anneau des douze mois !

Je suis, je suis ; le reste est vapeur, est fantôme, Est ombre et yanité sous mon illustre dôme ; " Je n'ai pas de voisin, je n'ai pas de pareil. Je suis le fort, le doux et l'unique soleil.

Je brille, je m'entends briller, je m'émerveille. Je suis le miel divin des célestes abeilles. Je n'ai pas de témoin, aucun humain n'osant Pénétrer mon regard qui brûlerait son sang. .

Et le soleil me dit : « Humble sœur, tu t'affliges De répandre sans but ton rêve et tes vertiges • Lève les yeux, vois-moi, je suis si beau, si pur, Pour le vide infini, pour le désert d'azur... .

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