‹ Les forces éternellesChapitre 89 sur 223 · ACCUEIL AU SOLEIL · texte numérisé non relu

ACCUEIL AU SOLEIL

Puisque chaque matin tu viens chez moi, cher hôte, Que nous pouvons rêver et vivre côte à côte, Qu'autour de toi je peux jeter mes bras ouverts, Je ne me plaindrai plus du blessant univers.

0 soleil débordant, dieu clair, dieu véritable, Assieds-toi sur ma chaise, approche de ma table Où mon désir t'attend, où ton couvert est mis; Je n'ai pas d'autre espoir et pas d'autres amis.

Voici des fruits posés sur une assiette blanche ; Ils sont à toi, prends-les ; que ta grâce se penche Sur la prune au suc vert, sur le rose brugnon : Bois-les, mords-les, ils sont ta part, cher compagnon.

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