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En nous dirigeant vers l'Est nous rencontrons les usines édifiées sur la Neste, qui, leur aménagement complètement terminé, fourniront plus de 130.000CV: Un contingent considérable sera vraisemblablement mis en distribution, |
Le bassin de la Pique admirablement aménagé est tout spécialement adonné à l'électrochimie et à l’électrométallurgie.
Cependant une partie de l'énergie électrique du lac d’Oo est utilisée à Marignac, au débitage des bois.
La Garonne, fort mal aménagée, possède cependant à Eup une usine de basse chute qui fournit la force motrice aux carrières de Saint-Beat. Le bassin du Salat ne fait pas non plus très brillante figure. Les installations qu'on rencontre sont de très médiocre importance bien qu'assez nombreuses. Elles ont en général moins de 500 CV. En plus de la lumière, elles fournissent l’énergie nécessaire à un grand nombre de petites industries : des papeteries, des moulins, quelques tissages. Les principales sont : l'usine d'Engomer 500 CV (papeterie), Lorp célèbre pour avoir été le berceau d’Aristide Bergès, Aux environs de Saint-Girons, l’usine de la Moulasse. Enfin sur le Haut Salat l’usine de Couflens consacrée à la fabrication de la pâte mécanique de bois. Le bassin de l'Ariège assez bien aménagé, renferme entre autres, l'usine de Mércus 5.500 CV qui produit du Coriadon artificiel, destiné à la fabrication des meules dites emeri.
LU
Enfin sur l'Ariège, l’usine d’Orlu inaugurée en 1910 est alimentée parle torrent de Gnoles, déversoir du lac de Naguilhes, qui lui parvient par une chute de 936 mètres, une des plus hautes du monde. Elle fournit une puissance de 17.500 CV. Aux époques de basses eaux, elle dispose des réserves du lac de Naguilhes. La Société Pyrénéenne d'énergie électrique, qui l’exploite fournit de la lumière et de la force mécanique à 160 communes de l’Ariège, de la Haute-Garonne, du Gers, du Tarn-et-Garonne, de l’Aude et du Tarn. Fille actionne les tissages de Lavelanet, et atteint les régions industrielles d'Albi et de Carmaux, se rattachant ainsi aux usines d’énergie électrique du Massif central. Nous en avons ainsi fini avec les principales usines de la région montagneuse des Pyrénées centrales, fournissant de la lumière et de la force mécanique. Ajoutons une fois encore que cette liste est forcément incomplète, la plupart des usines destinées à fournir de l’énergie aux transports comme à l’électrochimie et a l’électrométallurgie, cédant le plus souvent leurs excédents de puissance, à de petites industries ou à des localités qu’elles éclairent.
B. — La lisière pyrénéenne
Cette région est particulièrement intéressante à étudier. De même que dans la région occidentale que nous avons déjà passée en revue, les petites industries tant rurale qu’urbaine foisonnent, C’est
EVA Rene
ainsi que sur le Gave d’Ossau s’est créé un petit centre industriel à Arudy. Le Gave obligé de se frayer un chemin à travers denombreux plis calcaires, va de cascades en cascades qui ont toutes été aménagées. On y débite le marbre et la pierre de taille. De nombreux tissages ou cardages de laines se sont donnés rendez-vous sur ses rives. Les fabriques de toiles à sandales sont également nombreuses. A Oloron s’est créé, toujours sur le Gave, un petit centre industriel semblable à celui d'Arudy. Là aussi le travail de la laine (bérets, ceintures, couvertures) le tissage du coton et du jute sont en honneur.
Il faut y ajouter des tanneries et des fabriques de | chaussures. La région oloronaise, du fait de l’achèvement de la ligne Pau-Saragosse, doit connaître un grand développement économique. Le Gave de Pau, suit exactement le sort de son affluent le Gave d’Ossau. Entre Lourdes et Nay se sont développées de nombreuses industries spécialisées. Les scieries, ateliers de menuiserie, papeteries, moulins, filatures de laine et de coton, tissages, etc... s’échelonnent sans répit. L'usine de Peyrouse fournit à cette région l'éclairage nécessaire. Entre Saint-Pé et Montaut, une usine de 2.000 C. V. distribue également la lumière. Enfin le groupe industriel de Coarraze, de Nay et de Mirepeix, fait pour ses usines une importante consommation de courant, en même temps qu’il alimente en force et en lumière, les nombreuses agglomérations de la vallée jusque et y compris Pau. Plus bas, entre Orthez et Puyoo,
l'usine de Castebarbe, 2.000 C. V., distribue la lumière et la force au nord du Gave jusqu'à Dax. L'usine de Puyoo éclaire Salies de Béarn et l’alimente d’eau potable.
La Garonne, grossie du Salat, traverse,entre Lestelle et Boussens, une série de bordures calcaires très favorables à l’aménagement de chutes et d'usines. L'industrie n’a pas manqué de profiter de conditions aussi favorables. Il s’est formé là aussi un groupe aussi intéressantet actif. On compte plusieurs papeteries à Labarthe-Inard et Saint-Martory.L’usine de Touille fabrique des instruments aratoires. A Mazières et Roquefort trois usines de 1.000 C. V. fabriquent de la pâte à papier. Les projets d'’aménagements sont fort nombreux, certains en voie de réa-
isation rapide,grâce à l’activité des échanges,le long de la voie ferrée de Bayonne à Toulouse.
Le cours inférieur de l’Ariège n’a rien qui retienne particulièrement l’attention. Les usines de la Société des Forces motrices de l'Ariège, principalement celles de Foix, Las Rives et Las Myanes fournissent la force motrice aux usines de Pamiers, soit 6 à 8.000 CG. V., ainsi que le courant nécessaire à l’éclairage.
Nous en avons ainsi fini avec l’étude des ressources en force mécanique et lumière que possède la région centrale des Pyrénées.