‹ Les Forces Hydrauliques des PyrénéesChapitre 23 sur 34 · HAN RE · texte numérisé non relu

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agit indirectement en élevant la température,ce qui provoque des combinaisons, ou si l’on préfère une synthèse des éléments en contact. Ces opérations se font au four électrique. La plus ancienne de ces fabrications est celle du carbure de calcium. Les fabriques de calcium sont très nombreuses en Suisse, en Italie et en France.

Les industries électrochimiques ont rendu pendant la guerre de grands services.La fabrication des explosifs exigeait, en effet, des quantités énormes de produits, tels que nitrates, acide azotique et chlorates, qui sont à la base de toute la chimie des explosifs.

Les nitrates provenaient en grande quantité de l'Amérique du Sud, et plus particulièrement du Chili. De ce fait, leur transport déjà fort long et fort coûteux, devenait de plus très aléatoire, étant donné les risques de la guerre sous-marine.Il fallait donc aviser rapidement.

Déjà, les usines Norvégiennes de Notodden,fournissaient aux alliés des nitrates d’ammoniaque ; Chedde, en Savoie, préparait les explosifs chloratés. Dans les Alpes et les Pyrénées, les établissements déjà existants renforcèrent leurs installations ; de nouveaux centres firent leur apparition.

La Société norvégienne de l'azote, créa en 1915, à Soulom (Hautes-Pyrénées), une usine destinée à la fabrication des nitrates par la fixation de l’azote atmosphérique (procédé Birkeland et Eyde). Elle pouvait produire annuellement 5.000 tonnes d’acide azotique chimiquement pur.

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Les usines de Marignac et de Lannemezan, dont nousétudierons par la suite,les affectations actuelles, fabriquaient, elles aussi, de l'acide azotique, en grande quantité.

Les chlorates indispensables, également,à la confection des explosifs, furent produits dans les Pyré-

nées, à Auzat et Boussens ; toutes ces productions

étaient ensuite centralisées vers les poudreries installées à Toulouse et à Bayonne.

La poudrerie de Toulouse qui existait déjà avant la guerre prit une énorme extension.

Celle de Bayonne, créée detoutes pièces, traitait, à la fois, les nitrates synthétiques et ceux qui lui parvenaient du Chili, par voie de mer.

Les deux poudreries de Toulouse et de Bayonne, comme d’ailleurs l'arsenal de Tarbes, employaient de grosses quantités de courant électrique.

Ces différentes usines, comme nous allons le voir, se consacrent aujourd'hui, à des fabrications nouvelles, et particulièrement à celle des engrais chimiques pour l’agriculture.

L'électrométallurgie a pour objet la fabrication des métaux purs et de leurs alliages.

Par l’électrolyse on affine le cuivre, le zinc, le plomb, l'or, on extrait le nickel, l’antimoine, le manganèse, l’étain, l’argent, de leurs minerais. L’électrométallurgie prépare également l’aluminium. Mais l’électrométallurgie utilise surtout les propriétés thermiques du courant et réalise le plussouvent des synthèses.Elle obtient ainsi les aciers spéciaux,

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