‹ Les forces [microforme]Chapitre 16 sur 53 · GAZOUILLIS · texte numérisé non relu

GAZOUILLIS

—Aux oiseaux qui lancent des trilles Pourquoi réponds-tu, jeune fille,

Par cet air douloureux ?

Ces chants, ne peux-tu les comprendre?

Sens-tu pas la chaieur descendre ?

N'as-tu pas d'amoureux ?

70 LES FORCES - — ne —

—J'en avais un et je le pleure; Sa voix réchauffait. ma demetre.

Voyez sa tombe, jà, * Maintenant je suis une oiselle Dont on a crevé les Prunelles, Je' crie en vain, hélas !

Je crie et je tourne sans cesse 5 Je tournerai, dans ma détresse, Au même endroit toujours, Jusqu'à ce que, lasse et muette, Je m'effondre où dort mon poète,

Mon rossignol d'amour.

—Jeune fille, épuise tes larmes, Mais ne va Pas, comme les Carmes, Vivante t'emmurer Avec l’extase Pour compagne.

Tu te fais d'une peine un bagne, Je veux t'en délivrer.

FLIRT ET SENTIMENT

Ne connaït-on pas la légende Des rossignols, dans cette lande ?

Quand l'un d'eux meurt, dit-oi:,

Vite un autre chante à sa place.

Un poëte s’est tu, je passe,

Ecoute ma chanson.

—Monsieur, votre légende est belle,

Et ce langage me rappelle Un son déjà lointain.

Mais souffrez qu'aujourd'hui je pleure,

Et revenez à la même heure

Me distraire demain.

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