‹ Les forces [microforme]Chapitre 27 sur 53 · C’ETAIT ECRIT · texte numérisé non relu

C’ETAIT ECRIT

Appuyé sur son arme où sommeillait la poudre,

Et tenté du péché que nul ne peut absoudre,

Un homme fatigué méditait près d’un lac.

Par delà la montagne abrupte, le ressac De l'océan jetait une plainte infinie

Qui sonnait dans les bois comme un chant d'agonie,

Comme le glas de ceux qui trépassaient en mer. Le ténébreux Destin de son sourire amer

Affolait les vivants, les morts et la nature.

L'homme courbait le front sous la menace obscure,

Et dans le trouble où tout son être s’abimait,

Il songeait au calvaire et citait Mahomet

rs “ C'était écrit. Allah, prévoyant et d

ur maître,

Après avoir créé les mondes e

t les êtres

En écrivit l'histoire au livre d Puis,

u destin,

las de son travail gigantesque, et certain Que ne fléchirait Pas le vol d’une hirondelle Sans que ne

l’eût permis Sa volonté formelle, Allah pour Son repos fixa l'éternité.

“Vie ingrate où l'argent joue un rôle effronté,

Je te hais Pour l'effort géant

À qui veut te mâter sans avil

que tu réclames

ir son âme.

Je te hais Pour l'orgueil dont je suis pénétré,

Pour les ambitions de mon coeur désoeuvré Et que mes don

S Sont impuissants à satisfaire.

Je te hais Pour le rêve où mon

esprit s'enferre, Pour la timidité, si ce n'est le dégoût,

Qui m'arrête Je bras et me fige debout Quand un bonheur voulu dev

ient enfin palpable.

À quoi sert de lutter contre l’inévitable !

Nul ne fait guère plus que so

utenir son corps, Nul ne fait guère plus que retarder Ja mort.

L'existence a pour but l'existence elle-même.

Jettera qui voudra la Pierre d’anathème Sur l'acte méconnu comme une lâcheté, Et verra qui voudra son corps débilité, Sa raison obscurcie et son âme tremblante

S'enfoncer peu à peu dans la fosse béante :

J'irai, contre nature, aux ordres du plus fort.

Je l'entends, près de moi, Murmurer : C’est le sort.

Voici l'arme domptée aux sinistres usages,

Et voilà, pour dinceui

* Que s’approche un nuage.

Mais si je me trompais Sa

Le nuage s’ouvrit, Un éclair foudroya l'homme.

C'était écrit.

D e S ASE AS

# NL,

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