LE CHIEN
Il marche, et le sol sous ses pas lui dit, d'une voix familière,
Des mots que nous n'entendons pas, Nous, les maitres de la matière.
Il flaire et saisit des rapports, Des attaches mystérieuses
Entre l'impalpable et es corps, La vie et les forces rageuses.
MÉLANGE
IH sait la mort et les malheurs, Les désastres, les épouvantes, Avant que des cris de terreur
N'éraillent des gorges démentes.
Inerte pour nous, de pavé A son instinct devient sensible
Et rend ce qu'il a conservé
D'odeurs, de traces invisibles.
Et je me demande anxieux, Si fe chien n’est pas sur la terre, Comme lhomme, tombé des cieux
Mais simplement d'autre manière.