‹ Les forces physiquesChapitre 23 sur 43 · I. Ce qu'on entend par quantité d'éleclricité · texte numérisé non relu

I. Ce qu'on entend par quantité d'éleclricité

Franklin démontra, en 1752, à Philadelphie, que le tonnerre, les éclairs, la foudre, étaient dus à la même cause que les phénomènes connus longtemps auparavant sous le nom de phénomènes électriques. Ses idées sur ce sujet avaient été publiées antérieurement, mais il n'avait pas eu jusqu'alors Toccasion de faire les expériences. Aussi doit-on lui accorder le mérite de cette découverte, bien que les premières expériences aient été faites en France, à Marly-la-Ville, par d*Alibard, quelque temps avant celles de Franklin.

Plus tard, en 1800, Volta, professegr à Pavie, étudiant une observation fortuite de Galvani, découvrit la pile, qui est le plus puissant de nos générateurs d'électricité.

ès lors, on a découvert une foule de circonces dans lesquelles les corps sont soumis à une e essentiellement différente de celles qui préint : on l'appelle force électrique ; son action est i. générale que l'attraction newtoiîienne ou que laleur et la lumière.

en que la plupart des lois de l'électricité aient récemment découvertes, la théorie dont on encore usage généralement pour coordonner ces n'est guère plus satisfaisante que celles qui ont maginées au temps de Franklin. Elle est due physicien anglais Symmer.

est une théorie tout à fait hypothétique, artifie, et que la véritable méthode expérimentale lamne. Il faut, en effet, que les lois des phmoles soient parfaitement connues, avant qu'on ■éprenne de trouver le lien qui les unit, et on doit stenir jusque-là de toute considération relative nature intime de la cause des phénomènes. Il it donc bien désirable que Ton renonçât dans seignement à la théorie des fluides électriques^ à telle personne n'ajoute foi, et dont tout le monde îrt; car il n'est pas impossible de présenter les dans un ordre rationnel, et de démontrer leur lainement sans recourir à aucune hypothèse, ms entreprendre ici un exposé de ce genre, je : simplement choisir parmi les faits connus qui me paraissent les plus propres à assigner force électrique son véritable caractère, ^marquons d'abord qu'il convient de ne pas

employer le même mot pour désigner la cause et l'effet, et que malheureusement cette confusion de mots est très-répandue. Ainsi on appelle chaleur^ tantôt la cause des phénomènes, tantôt une quantité mesurable en calories. Il serait préférable que l'on adoptât dans le premier cas l'expression farce calorique. Nous suivrons cette règle pour les phénomènes électriques. Le mot force électrique désignera la cause inconnue, et le mot électricité indiquera une quantité qui est à la force électrique ce qu'une quantité de chaleur est à la force calorifique, ce qu'une quantité de travail est à la force de pesanteur. Nous verrons, en effet, que ces trois sortes de quantités : électricité, chaleur, travail sont susceptibles de s'équivaloir, qu elles constituent trois formes d'une même grandeur que nous avons déjà appelée énergie.

On doit prendre pour unité d'électricité une quantité déterminée par certains effets mesurables, de telle sorte qu'on puisse dire : Un corps reçoit de l'électricité comme il reçoit de la chaleur, du travail, etc. Quand un corps est élevé à une ce^ taine hauteur, il a gagné réellement une certaine quantité de travail ; c'est ce gain qui rend le corps apte à produire certains effets. De même 'quand un corps est électrisé, il a gagné une certaine quantité d'énergie qui le rend apte à produire les phénomènes électriques.

Voici une première expérience qui peut servir à fixer une unité d'électricité.

Ayez deux petites balles de sureau suspendues chacune à un fil de soie (fig. 28). Approchez de ces balles un bâton de verre, préalablement séché avec soin, et frotté avec un morceau de laine : vous les verrez se précipiter sur le bâton de verre, puis, après ravoir touché, s'en éloigner rapidement. Olez le bâton de verre, et les petites balles reste-

Fig. 28. — Attractions et répulsions électriques.

ront éloignées l'une de Tautre ; ellez exercent une action mutuelle qui est répulsive.

Supposons que chacune de ces balles pèse 1 gramme, qu'un obstacle les maintienne écartées de 1 centimètre, et qu'elles exercent sur cet obstacle une pression égale à celle qu'un poids de i gramme exerce sur un obstacle qui l'empêche de céder à T attraction terrestre. Nous pouvons dire

que chacune de ces balles contient Vunité d'électricité.

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