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Fig. 45. — Expérience de l'aimant brisé.
près son contact avec l'aimant. Il rentre toujours
l'état naturel quand on Féloigne.
Si on présente à l'aimant un cylindre d'acier, il e comporte d'abord comme le cylindre de fer ; il cquiertla polarité magnétique, mais lentement, Bindis que le fer l'acquérait très-rapidement. D'aure part, lorsqu'on éloigne de l'aimant l'acier aidante par influence, il conserve sa polarité, il ne entre pas à l'état naturel. On dit habituellement [u'il y a dans l'acier une force coercitive qui est la ause de cette différence entre l'acier et le fer. Mais e mot n'explique rien, et sert uniquement à rap-
peler cette différence d'effet. Les aimants dits artificiels sont des morceaux d'acier, aimantés d'une manière analogue.
La constitution d'un aimant nous est révélée par une curieuse expérience de Gilbert. On prend une aiguille d'acier • aimantée, et ayant deux pôles (f]g. 45), on la casse en plusieurs fragments, et Ion constate que les moitiés voisines de deux fragments consécutifs ont des pôles contraires. En rapprochant ces fragments, et reconstituant Faiguille aimantée primitive, on voit disparaître ces pôles ; ils se neutralisent donc mutuellement.
On conclut de cette observation qu'un aimant est un assemblage de petits aimants élémentaires, orientés par files parallèles, et dans lesquels les pôles de môme nom sont tournés du même côté.
La polarité de l'aimant est une conséquence mathématique de la polarité de chaque élément, comme on le prouve par le raisonnement, sans qu'il soit nécessaire de faire aucune hypothèse.