‹ Les formations Tertiaires et Quaternaires des environs de MâconChapitre 11 sur 22 · XV. — ÉPOQUE PLUVUIRB · texte numérisé non relu

XV. — ÉPOQUE PLUVUIRB

Les faits qui précèdent, les eSets de lévigation dont j'ai parlé, les charriages puissants qui se sont produits au-dessus de la zone atteinte par les hautes eaux quaternaires , la formation de l'argile à chailles, son transport sur les pentes, le creusement des vallées, correspondant avec le maximum d'intensité du régime des cours d'eau , tout nous conduit à admettre l'existence d'une période pluviaire^ qui aurait accompagné Tépoque glaciaire et aurait concouru à réaliser les effets puissants qui marquent les débuts des temps quaternaires. Les anciens géologues avaient imaginé le mot dilv/viy/mi^our caractériser cette époque. Une école, dominée par des préoccupations tout à fait étrangères aux sciences naturelles, a fait rayer le mot du vocabulaire géologique. Peut-être faudra-t-il y revenir. Il ne s'agit pas sans doute d'un déluge qui aurait couvert nos plus hautes montagnes , mais d'une époque marquée par des pluies vraiment diluviennes. Des théologiens très-autorisés ont démontré que cette interprétation d'un déluge restreint dans nos contrées n'était pas incompatible avec le texte de la Bible. Je n'ai pas à examiner ici cette question. J'ajouterai seulement qu'il n'est pas prouvé que l'époque diluvienne quaternaire corresponde au déluge de Moïse. Pour éviter une expression qui semble préjuger de la question, je ne verrais aucun inconvénient à ce qu'on remplaçât le mot diluvium par la locution époque pluviaire, qui a déjà été proposée *.

1 A. DE Ghambrun de Rosemont : Études géologiques sur le Var et le ItMne pm^ant leurs périodes tertiaire et quaternaire ; Nice, 1873.

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