‹ Les formes anormales du tétanosChapitre 6 sur 26 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous diviserons donc cet exposé des tétanos atypiques en deux parties. Dans la première, nous décrirons rapidement les formes atypiques déjà connues/c’est-à-dire le tétanos splanchnique et les diverses variétés de tétanos partiels non splanchniques. Dans ce groupe rentrent, selon le siège de la localisation, d’abord les tétanos de l’extrémité céphalique qui comprennent 4 formes :

1" Le tétanos céphalique non paralytique;

2° Le tétanos céphalique avec paralysie faciale ;

3" Le tétanos céphalique avec paralysie des nerfs moteurs de l’œil ;

4“ Enfin le tétanos céphalique avec paralysie de l’hypoglosse donnant le syndrome de la paralysie labio-glosso-laryngée dont on a rapporté quelques cas.

On peut observer également un tétanos unilatéral dans lequel les contractures se localisent d’une manière prédominante, sinon exclusive, à une moitié du corps. Ce n’est pas à proprement parler d’ailleurs une forme partielle atypique.

Dans la seconde partie de ce travail, nous nous sommes elforcés de décrire avec détails l’histoire clinique du tétanos atypique des membres. L’infection tétanique partielle des membres peut revêtir 2 types cliniques :

1“ La variété monoplégique, celle sur laquelle nous avons voulu surtout nous étendre ;

2“ La variété paraplégique.

A propos de ces formes atypiques, intéressantes, qui sont l’objet actuellement de communications nombreuses, nous avons signalé la forme atypique décrite par Claude et Lhermitte, sous le nom de : « Tétanos fruste à évolution lente et à incubation prolongée ».

Après avoir rappelé l’étiologie et expliqué la pathogénie de ces tétanos atypiques, nous avons enfin exposé longuement le traitement prophylactique et les diverses méthodes thérapeutiques successivement préconisées dans le traitement des tétanos, en particulier des tétanos atypiques, et montré qu’un traitement, pour être efficace, devait être mixte. Il faut combiner , le traitement sérothérapique et le traitement symptomatique si l’on veut donner à son malade toutes les chances de guérir, ou tout au moins les plus grandes, et le placer dans les meilleures conditions pour obtenir ce résultat.

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