première PARTIE
formes connues atypiques DU TÉTANOS
Les différentes manifestations de l’infeetion tétanique permettent une grande variété de formes cliniques.
Suivant l’évolution, la prédominance de certains signes, l’étiologie, le degré de gravité de la maladie, on peut décrire,
toute une série de formes particulières.
Beaucoup d’entre elles rentrent dans le cadre du tétanos classique et ne constituent pas des formes atypiques. C est ainsi que les formes suraiguës de l’mfection tétanique, par exemple, ne sont qu’une modalité particulière de la maladie relevant de la gravité des signes aussitôt après leur apparition.
11 s’ensuit que le tétanos splanchnique n’est pas à proprement, parler une forme atypique. Nous le signalerons seulement sans nous étendre à son sujet, car si les contractures-ne se généralisent pas, la cause en est surtout dans l’évolution très courte et la terminaison fatale en 24 à 48 heures.
Au contraire, les tétanos de l’extrémité céphalique sont des formes vraiment atypiques et partieUes de l’infection; aussi nous en étudierons les quatre variétés qui sont ;
1» Le tétanos céphalique non paralytique;
2» Le tétanos céphalique avec paralysie faciale;
3» Le tétanos céphalique avec paralysie des nerfs moteurs *^^4<>”Le’tétanos céphalique avec paralysie de l’hypoglosse.
Après l’examen de chacune de ces formes, nous terminerons* ce chapitre par un résumé rapide. Nous nous proposons d y montrer que les variétés de tétanos céphalique sont uniquement des modalités du type clinique décrit la première fois et bien isolé par Rose, lequel en fit une magistrale etude dans le compendium de Pitha et Billroth.
TÉTANOS SPLANŒNIQUE
. Forme atypique, le tétanos splanchnique doit être considéré comme un tétanos partiel en£e sens que la mort survient d’ordinaire avant ^ue les contractures se soient généralisées.
11 se caractérise essentiellement par la contracture des muscles de la déglutition et de la respiration qui explique l’intensité de la dysphagie, laquelle au début pourrait faire croire à une forte angine, l’intensité de l’hydrophobie, les crises d’étouffements par spasmes de la glotte et spasmes des autres muscles de l’appareil respiratoire. La dyspnée est très marquée et les phénomènes asphyxiques sont rapidement menaçants.
Par ces signes, on comprend que les formes de tétanos céphalique non paralytiques qui peuvent ou non s’accompagner de dysphagie ou d’hydrophobie accentuée, puissent être considérées comme rentrant dans le cadre du tétanos splanchiiiqne.
Les contractures des muscles annexés aux viscères sont accompagnées et quelquefois précédées à un court intervalle de frismus et de raideur de la nuque. C’est;" Isomme toute, une forme de tétanos atypique, partielle, localisée aux muscles de la déglutition, de la respb-ation, aux muscles de la tête et du cou.
Le pronostic est grave, presque toujours fatal.
L’évolution est très rapide et la mort survient en 24 ou 48 heures.
Cette forme succède habituellement à une inoculation viscérale.
Son incubation est ordinairement longue ; 8, 10 jours et parfois davantage.
tétanos céphalique.
TÉTANOS CÉPHALIQUES