‹ Les Formes Autochtones de l'Hépatite AmibienneChapitre 16 sur 22 · TS LT · texte numérisé non relu

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Il est fatigué, amaigri; son colon est douloureux ; ses selles sont sanglantes. Aucun examen microscopique n’est fait et comme le malade présente des signes de bronchite chronique, on fait le diagnostic de tuberculose intestinale. L’attention n'est attirée à aucun moment vers l'idée d’une dysenterie amibienne.et pourtant dès cette époque, c’est-àdire en novembre 1918, il se plaint de douleurs dans l’hypocondre droit.

En vue d’une réforme il est envoyé an centre de Périgueux; Là on fait un examen microscopique des selles et on constate la présente d’amibes et de kystes en nombre considérable. De plus à ce moment le foie réagit de façon notable: il est douloureux, il dépasse le rebord costal, et cette poussée d’hépatite s'accompagne d’une élévation de température à 4o degrés. On pense à une collection suppurée et l’on sou-

lève la question d’une intervention chirurgicale.

Avant de s'y résoudre on fait prendre au malade une série

de capsules d'iodure double d’émétine et de Bismuth. Les

coliques abdominales disparaissent alors, le nombre des selles diminue, les matières redeviennent stercorales, la tuméfaction hépatique s’efface rapidement.

Le malade quitte alors l’hôpital. Il est encore fatigué,

amaigri, présentant un léger degré de diarrhée chronique

(deux selles par jour). On le réforme.

Le malade revient à Paris, mais trois mois plus tard, en mars 1919, le syndrôme dysentérique reparaît. Il entre à l'hôpital Saint-Joseph. On lui trouve de nouveau le foie hypertrophié et douloureux, on lui fait deux séries de six

piqûres de o gr. o4 centigrammes de chlorhydrate d’émétine,

Je malade sort très amélioré.

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Deux mois plus tard, en mai 1919, nouvelle rechute. Il vient alors à Cochinet entre dans le service de M. Œittinger. Le syndrome dysentérique est très marqué : le nombre des selles s’élève à trente par jour. Ces selles sont glaireuses et sanglantes. Le foie est gros et douloureux. Le malade présente des accès de fièvre intermittents précédés de frissons, suivis de sueurs ; ces accès s’accompagnent d'une augmentation de l'intensité de la douleur hépatique et d’une diminution du nombre des selles. Traité énergiquement par l’émétine, il sort amélioré au début de juillet r919 et reprend son travail.

Douze jours plus tard nouvelle rechute et le malade entre à l'Hôtel-Dieu chez M. le professeur Gilbert où il reste quatre mois ; on l'y traite par l’émétine et le novarsénobenzol. Cette thérapeutique l'améliore considérablement, mais il reste un malade fatigué, amaigri.

Cet état d’accalmie persiste jusqu’en mai 1920, date où nous le voyons entrer de nouveau à l’hôpital pour une rechute. |

Notre examen fut largement aidé par l’histoire de la maladie. Douleurs abdominales vives; douleur très marquée dans l’hypocondre droit qui gène un peu les mouvements respiratoires et qui s’irradie dans l'épaule droite. A la palpation : exagération de la douleur en pressant légèrement au niveau du foie, et névralgie phrénique avec les points douloureux classiques.

Le foie est difficile à palper à cause de la douleur et de la défense musculaire ; il est gros, débordant les fausses côtes d'environ trois travers de doigt.

A l'examen des poumons nous trouvons quelques signes

de bronchite et de sclérose pulmonaire aux sommets, et une

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