Gbancher. — Loc. cit., p
la pneumonie tuberculeuse débute par des accès de fièvre pseudo-intermittente, qui précèdent de plusieurs jours l'apparition du moindre symptôme local (Gaucher). Quelques cas plus rares se caractérisent, ainsi que l'a montré Jaccoud, par l'absence de toute acuité fébrile dans les périodes initiales de la maladie. De la fatigue, du malaise, des douleurs vagues, de la toux, sont les seuls symptômes, alors que l'examen local montre des lésions d'infiltration compacte et homogène plus ou moins étendues. La phtisie pneumonique s'est lentement et presque silencieusement produite. Mais bien souvent la pneumonie caséeuse a, pendant les premiers jours, tous les symptômes de la pneumonie franche. En général pourtant, le début est moins solennel, moins aigu, moins soudain, le point de côté manque, bien que la dyspnée soit intense. Les hémoptysies, si rares dans la pneumonie franche, sont assez fréquentes dans la pneumonie caséeuse ; les crachats sont muqueux, mucopurulents, mêlés de sang mais non rouilles. L'évolution de la fièvre est moins régulière. Bien que plus torpide, la maladie entraîne un dépérissement plus rapide. Elle est particulièrement cachectisante. Quant aux signes locaux, bien que, dès le début, les râles soient, moins
fins, l'apparition du souffle moins rapide que dans la pneumonie franche, c'est surtout après quelques semaines qu'ils deviennent caractéristiques. A cette période de ramollissement, les râles cavernuleux purs, le souffle cavifaire et homogène se substituent aux signes d'infiltration compacte. L'état général, qui parfois a tant bien que mal résisté jusque-là, semble souvent, en ce moment où un pneumonique franc devrait entrer en convalescence, s'écrouler tout à coup. Puis la cachexie se prononce, la mort survient parfois après quelques semaines au milieu d'accidents typhiques ou dyspnéiques. Parfois elle est un peu plus lente, et la fin dans le marasme, en même temps que les lésions locales parvenues à la période ulcéreuse, rappelle le tableau clinique de la phtisie galopante.
Mais, à côté de cette forme aiguë tuant avant ou après l'ulcération du poumon, il faut décrire avec Jaccoud ' « une forme lente qui, après une période d'acuité plus ou moins longue, prend une marche chronique par laquelle elle se confond avec la phtisie commune ». Théoriquement, en se rappelant la forme à début ulcéreux sans fièvre, signalée plus haut, on pourrait même