‹ Les formes cliniques de la phtisie pulmonaireChapitre 23 sur 32 · Peter. — « Cliniques », Vol. I, 1815, p · texte numérisé non relu

Peter. — « Cliniques », Vol. I, 1815, p

2. E.-C- Avikag.net. — « De la tuberculose chez les enfants ». Thlisc, Paris, 1892.

fection tuberculeuse généralisée ou aiguë, la fièvre continue tuberculeuse ou typho-bacillose, parfois guérissable, la tuberculose généralisée aiguë granuliquc, la tuberculose généralisée subaiguë et même chronique;

2" Tuberculoses localisées aiguës, comprenant la pneumonie caséeuse et la broncho-pneumonie, tuberculose aiguë ou subaiguë ;

3° Tuberculoses localisées chroniques, comprenant les tuberculoses des poumons, des ganglions bronchiques, du tube digestif, du foie, des méninges. Dans la tuberculose chronique du poumon, les congestions non tuberculeuses duparenchyme,leslésions ganglionnaires, jouent un rôle particulièrement important.

Les formes les plus spéciales à l'enfance sont la forme suraiguë, évoluant assez souvent en forme suffocante, la forme généralisée chronique et surtout la phtisie adénopathique. Quelle que soit la forme, ce qui domine, chez l'enfant, c'est la tendance à la généralisation, aux lésions multiples. La fréquence de la mort par méningite tuberculeuse, même au cours des formes chroniques, est également remarquable. Mais ce qui domine aussi, même dans les formes les plus mauvaises, c'est la tendance à des guérisons absolument inespérées. Les surprises favorables,

dans les phtisies aiguës, sont infiniment plus fréquentes que chez, l'adulte. Dans les formes chroniques, des lésions pulmonaires très étendues arrivent parfois à se limiter, à se réparer pour ainsi dire. La congestion non tuberculeuse du parenchyme doit être invoquée en grande partie pour comprendre ces séparations extraordinaires.

Phtisie de l'adolescence. — Rare dans la seconde enfance, la phtisie redevient fréquente dans l'adolescence. Son pronostic à cet âge est particulièrement défavorable. Ces phtisies de l'adolescence sont souvent héréditaires. Elles sont souvent fébriles, même dans la forme chronique. Il semble fréquemment aussi que, suivant la remarque de Pidoux, l'organisme ne peut suffire à lutter contre la tuberculose, en même temps que se fait le travail de croissance si considérable chez l'adolescent. Aussi le pronostic serait-il encore plus sombre chez les jeunes filles que chez les jeunes garçons, l'établissement de la menstruation venant encore augmenter chez elles ce travail de la croissance.

Phtisies de l'âge adulte. — Dans l'âge adulte l'évolution n'offre rien de bien spécial.

Mais, vers la quarantaine, les phtisies bénignes prédomineraient, d'après Peter. Ce sont des phtisies acquises à marche lente, « les moins diathésiques de toutes ». D'après les tableaux de Wurzburg, la fréquence serait cependant notablement plus grande que de vingt-cinq à trente ans. Cet âge donne 36,73 au lieu de 41,12 pour 1000 sujets de trente à quarante ans.

Phtisies de la vieillesse. — La phtisie, à mesure que l'âge avance, augmente singulièrement de fréquence : 67,94 de cinquante à soixante ans, 93,78 de soixante à soixante-dix ans. Elle diminue un peu après cet âge et tombe à 61,72 pour 1000. Les formes qui s'observent surtout sont, d'une part la phtisie caverneuse, d'autre part la phtisie scléreuse avec complications cardiaques prédominantes. Plus que les autres, ces formes séniles semblent sujettes à de brusques poussées, après de longs temps d'arrêt. Les formes aiguës sont loin d'être exceptionnelles, surtout en ce qui concerne la pneumonie caséeuse. La forme granuleuse est beaucoup plus rare.

Dans l'extrême vieillesse, Bennett ' a décrit une

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