‹ Les formes cliniques de la phtisie pulmonaireChapitre 24 sur 32 · Bennett. — Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Bennett. — Loc. cit., p

forme particulière, caractérisée par des accidents insidieux de bronchite chronique et surtout un amaigrissement extrême, transformant les malades en « momies vivantes ». Peter 1 , par allusion à l'absence de sécrétion, a nommé phtisie sèche cette phtisie sans sueurs, sans diarrhée et presque sans expectoration, où le corps se momifie sans déperdition extérieure apparente. Parfois, cette évolution ultime de la tuberculose se fait chez des malades qui ont eu une première poussée bien des années — trente-neuf ans dans un cas de Peter — auparavant.

Au point de vue du diagnostic, la phtisie du vieillard offre toujours des difficultés spéciales, d'une part, en raison de son insidiosité fréquente, d'autre part en raison de l'exiitence, à cet âge, de pneumonies chroniques scléreuses et même ulcéreuses-, qui, surtout avant la découverte du bacille de Ko eh, étaient très facilement confondues avec la phtisie.

Phtisie des arthritiques. — La phtisie arthritique, qu'il vaut mieux nommer phtisie développée chez les arthritiques, a donné lieu à

t. Peter. — « Cliniques .., Vol. I, Paris 1895, p. 497. 2. Ollivier, Debove. — Gaz. hebdomadaire des Se. mod.. 1884, p. 74 et 80.

des discussions s-ans nombre. Cliniquement, il est certain que les phtisies fibroïdes s'observent surtout <c chez ces scléreux, arthritiques, alcooliques, saturnins, qui, imprégnés d'une sorte de diathèse scléreuse, font tout à la sclérose ». Il est permis d'opposer la phtisie fibroïde d''s arthritiques 1 à la phtisie caséiforme des serofuleux. C'est une phtisie des classes riches « que les pauvres, écrit Pidoux, n'ont pas le moyen de se procurer ». Elle débute généralement à un âge plus avancé que les autres formes. La marche se caractérise par sa lenteur d'une part, et, d'autre part, par des poussées congestives séparées en général par des intervalles éloignés. Les hémoptysies sont fréquentes et abondantes. C'est, malgré les hémoptysies, la forme la plus bénigne de la phtisie pulmonaire. Ce sont, on le voit, presque tous les caractères de la forme fibreuse, et celle-ci se confond souvent avec les phtisies arthritiques. La difficulté d'établir et de démontrer ce que c'est que l'arthritisme, d'en donner les caractères précis, telle est surtout la principale objection, objection déjà faite par Béhier*, qui rend toujours contes-

1. Latil. — « Étude sur la phtisie pulmonaire chez les arthritiques ». Paris, 1X7'.).

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