Gaz. hebd. de méd. et de chir., 1877, p
térie semblent devenus aujourd'hui beaucoup plus rares. La découverte du bacille de Koch, la connaissance plus complète des hémoptysies et des congestions pulmonaires localisées, d'origine hystérique, les a rendus bien exceptionnels.
Phtisies et pneumoconioses. — L'association des pneumoconioses et de la tuberculose est fréquente. Chaque pneumoconiose 1 offre, en quelque sorte, deux formes : une forme tuberculeuse vraie, une forme pseudotuberculeusc.
Les tuberculoses associées aux pneumoconioses ont une marche un peu spéciale. D'après G. Pâté, qui les a étudiées particulièrement chez les porcelainiers de Limoges, elles débutent souvent par une poussée aiguë. Mais cette poussée est presque toujours suivie ensuite de rémission. La marche devient remarquable par la lenteur de son évolution, la tendance à la forme fibreuse. La guérison finale, par sclérose, est fréquente. M. Lancereaux croit que l'alcoolisme joue un rôle important dans l'évolution des pneumoconioses tuberculeuses. Les tailleurs de meule de la Ferté-sous-Jouarre meurent vite phtisiques s'ils sont alcooliques; ils résistent s'ils sont
1. Cornil, Proust. — Académie de médecine, séance du 21 Novembre 1893.
sobres. La fréquence des lésions prédominantes de la base dans ces phtisies a été déjà signalée.
Phtisies et affections cardiaques. — La discussion des rapports de la phtisie et des afl'ec lions cardiaques est extrêmement complexe. En général, on peut dire, avec Landouzy, que « le terrain cardiaque est impropre à la tuberculose ». "Walsh 1 pourtant estime que la phtisie et la cyanose, la phtisie et les affections cardiaques, avec stase veineuse, s'associent plus souvent qu'on ne le croit. Cette réserve faite, on doit cependant admettre que les cardiaques, peut-être parce qu'ils sont le plus souvent des arthritiques, peut-être et surtout en raison de l'antagonisme mécanique créé par la stase veineuse, deviennent rarement phtisiques.
Exception absolue doit être faite pour le rétrécissement de l'artère pulmonaire 2 . Par l'ischémie et l'hypotrophie du tissu pulmonaire qu'il entraîne, c'est une cause puissante de phtisies, parfois mémo de phtisies rapides. En général, il donne une phtisie « procédant par poussées successives de pneumonies caséeuses, superficielles et résolutives, d'abord, puis de