‹ Les formes cliniques de la phtisie pulmonaireChapitre 6 sur 32 · trancher. — Loco citato, p. 168 et suivantes · texte numérisé non relu

trancher. — Loco citato, p. 168 et suivantes

La phtisie est maintenant avérée ; c'est la phtisis conûrmata des anciens auteurs. Tout d'abord, on doit remarquer avec Portai ' que les dissemblances entre les différentes formes sont moins tranchées qu'à la période du début. A mesure que la maladie progresse, il semble que, sur bien des points, ses traits cliniques se soient confondus. Cependant, les caractéristiques initiales peuvent persister; mais ce sont surtout l'évolution, la distribution des lésions locales, qui conduisent à créer un certain nombre de types bien distincts.

Formes initiales persistantes. — Chez quelques malades, du commencement jusqu'à la fin, on retrouve la persistance de la fièvre, de la diarrhée, de la dyspnée ; il est plus rare que les hémoptysies n'offrent pas une période de rémission entre le début et le moment des cavernes.

1. A. Portai.. — « Obs. sur la phtisie pulmonaire Paris, 1809, vol. II, p. 111.

Il est très rare qu'on n'observe pas, pour la dyspepsie, à moins qu'elle ne soit entretenue par l'irritation médicamenteuse, une rémission analogue. Il est plus exceptionnel enfin de voir la chloro-anémie garder jusqu'au bout sa première importance, de voir la toux conserveries caractères nerveux coqueluchoïdes qui ont été décrits. Les formes initiales les plus souvent persistantes sont donc les formes fébrile, diarrhéique, dyspnéique.

Marche des lésions locales. — Plus importante est la marche des lésions locales. Walsh 1 , se fondant sur cette marche, a décrit les formes progressive, rémittente, intermittente, régressive, latente de la phtisie. En effet, l'évolution du foyer tuberculeux primitif est singulièrement variable. A mesure qu'il passe de la période de crudité à la période de cavernes, il peut s'entourer sans cesse de foyers nouveaux plus récents. La maladie est alors sans cesse en progression. Cette progression continue et sans arrêt est rare dans les formes chroniques : la forme rémittente procédant par poussées est plus fréquente. Plus fréquente encore est la forme intermittente, où

1. Walsh. — « Mal. du poumon ». Trad. de Fonssagrives. Paris, 1880, p. 557.

les poussées sont séparées par des intervalles d'amélioration. Comme l'a écrit Lebert 1 « la disposition à la marche alternante, à un mieux souvent inattendu, appartient en propre à l'histoire naturelle de la phtisie ». Assez souvent même (et ces formes sont aujourd'hui mieux connues qu'autrefois), on assiste non à une simple intermittence dans l'évolution des lésions, mais à une régression vraie des lésions existantes, sans formation de lésions nouvelles. On sait maintenant 2 que, loin d'être, comme le soutenait Virchow, une néoplasie misérable non susceptible d'oiganisation, le tubercule est unnéoplasme fibro-caséeux, portant en soi, dès l'origine, et quelle que soit sa forme analomique, le germe d'une évolution soit fibreuse soit caséeuse. La sclérose qui constitue le mode le plus commun de la guérison du tubercule n'est pas un fait d'exception, mais un mode naturel, une suite régulière de sa constitution histologique. On est aussi mieux tixé sur l'importance relative de la caverne, cette lésion qui, dans les descriptions anciennes, apparaît comme le dernier mot de la phtisie. « Pour chaque foyer tuberculeux considéré isolément,

1. H. Lebert. — « Traité clin, et prat. de la phtisie puliu. ». Paris, 1879, p. 1152.

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