‹ Les formes cliniques de la phtisie pulmonaireChapitre 5 sur 32 · Jaccou». — Loco cilato, p · texte numérisé non relu

Jaccou». — Loco cilato, p

la forme hémoptoïque à étapes éloignées de Sée, où la première attaque hémorrhagiqueest séparée par un long intervalle de l'attaque bacillaire décisive. Après l'hémoptysie, après quelques jours d'inquiétude, la guérison semble complète. On doute même de l'origine tuberculeuse des hémorrhagies. Puis, des mois, des années même après l'hémoptysie, vingt-trois ans après chez un malade de Sée, trente-neuf ans chez un malade de Peter, la tuberculose se réveille, les accidents évoluent à nouveau.

Dans cette série d'esquisses rapides, les accidents prédominants du début ont été seuls retracés. Mais, pour que ce tableau clinique ne soit pas trop incomplet, il faut dire un mot des premiers symptômes stéthoscopiques, de la recherche des bacilles à cette période initiale. Ce bref résumé s'appliquera d'ailleurs aux diverses formes décrites.

Au point de vue stélhoscopique la triade classique, bronchophonie, submatité, craquements secs, donne des renseignements certains, mais beaucoup trop tardifs 1 . La première condition que doit remplir le traitement de la tuberculose pour avoir chance de succès, c'est d'être extrê-

1. G. Sée. — Bulletin de l'Académie de médecine, décembre 18S3.

mement précoce. Lorsqu'en même temps que tel ou tel des accidents suspects généraux ou locaux qui ont été signalés, on trouve quelqu'une de ces nuances d'auscultation étudiées par Grancher ' : altérations de la douceur et du moelleux physiologique de la respiration normale, respiration un peu rude et grave, à l'inspiration, un peu prolongée, un peu saccadée à l'expiration ; quand ces modifications sont localisées aux sommets, et surtout à un seul sommet, le diagnostic peut encore conserver une faible réserve et une lueur d'espoir, mais à l'égard du traitement il n'y a plus à avoir d'hésitation.

Reste la recherche des bacilles. Leur présence a une- valeur absolue. Elle tranchera souvent d'une manière immédiate des diagnostics hésitants. Par contre, leur absence, même dans une série d'examens répétés, ne doit pas inspirerune sécurité complète. Leur apparition, en effet, est fréquemment tardive. « Le plus souvent, écrit Grancher, les signes physiques et rationnels sont antérieurs à l'apparition des bacilles dans les crachats, et le médecin ne doit pas attendre la présence des bacilles pour instituer un diagnostic et une thérapeutique'.

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