‹ Les formes élémentaire de la vie religieuse, le système totémique en AustralieChapitre 166 sur 318 · C'est l'expression emplo5'ée par Dawson, p · texte numérisé non relu

C'est l'expression emplo5'ée par Dawson, p

4. Strehlow, I, p. 15 n. 1 ; Schulze, loc. cit., p. 246. C'est le thème du mythe du vampire.

5. Strehlow, I, p. 15 ; Schulze, p. 244 ; Dawson, p. 51. Il est vrai qu'il est dit parfois des âmes qu'elles n'ont rien de corporel : d'après certains témoignages recueillis par Eylmann (p. ,188), elles seraient ohne Fleisch und Elut. Mais ces négations rad'cales nous laissent

bruissements et des craquements que perçoivent même les oreilles profanes^. Mais en même temps, elle passe pour être invisible au vulgaire ^ Les magiciens, il est vrai, ou les vieillards ont la faculté de voir les âmes; mais c'est qu'en A^ertu de pouvoirs spéciaux, qu'ils doivent ou à l'âge ou à une culture spéciale, ilsperçoivent des choses qui échappent à nos sens. Quantaux individus ordinaires, ils ne jouiraient, suivant Dawson, du même privilège qu'à un seul moment de leur existence : c'est quand ils sont à la veille de mourir d'une mort prématurée. Aussi, cette vision quasi miraculeuse est-elle considérée comme un sinistre présage. Or, l'invisibilité est généralement regardée comme un des signes de la spiritualité. L'âme est donc, dans une certaine mesure, conçue comme immatérielle, puisqu'elle n'affecte pas les sens à la manière des corps : elle n'a pas d'os, disent les tribus de la rivière Tully^. Pour concilier tous ces caractères opposés, on se la représente comme faite d'une matière infiniment rare et subtile, comme quelque chose d'éthéré\ comparable à l'ombre ou au soufflet

Elle est distincte et indépendante du corps puisque, dès cette vie, elle en peut sortir momentanément. Elle le quitte pendant le sommeil, pendant l'évanouissement, etc. ^ Elle peut mèmeen rester absente quelque temps, sansque la mort s'ensuive; toutefois, pendant ces absences, la vie est amoindrie et elle s'arrête même si l'âme ne rentre pas au gîte ^ Mais c'est surtout à la mort que cette distinction et cette

sceptique. Le fait qu'on 'ne fait pas d'offrande aux âmes des morts n'implique nullement, comme le croit Roth (Superstition, Magic, etc., § 65) qu'elles ne mangent pas.

i. Roth, Ibid., § 60; North. Tr., p. 530. Il arrive aussi que l'âme dégage des odeurs (Roth, Ibid., § 68).

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