‹ Les formes élémentaire de la vie religieuse, le système totémique en AustralieChapitre 41 sur 318 · Nafural Religion, p. 121 etsuiv., p · texte numérisé non relu

Nafural Religion, p. 121 etsuiv., p

domine^ Oi% c'est de cette sensation que seraient dérivées les religions "-.

Cependant elles n'y étaient qu'ea germe^. La religion n'est vraiment constituée que quand ces forces naturelles ont cessé d'être représentées aux esprits sous forme abstraite. Il faut qu'elles se transforment en agents personnels, en êtres vivants et pensants, en puissances spirituelles, en dieux ; car c'est à des êtres de ce genre que s'adresse généralement le culte. On a vu que l'animisme lui-même est obligé de se poser la questio-n et comment il Ta résolue : il y aurait chez l'homme une sorte d'incapacité native à distinguer l'animé de l'inanimé et une tendance irrésistible à concevoir le second sous la forme du premier. Cette solution, Max Mûller la repousse"'. Suivant iui, c'est le langage qui, par Faction qu'il exerce sur la pensée, aurait opéré cette métamorphose.

On s'explique aisément que, intrigués par ces forces merveilleuses dont ils se sentaient dépendre, les hommes aient été incités à y réfléchir ; qu'ils se soient demandé en quoi elles consistaient et aient fait effort pour substituer, à l'obscure sensation qu'ils en avaient primitivement, une idée plus claire, un concept mieux défini. Mais, dit très justement notre auteur% l'idée, le concept sont impossibles sans le mot. Le langage n'est pas seulement le revêtement extérieur de la pensée; c'en est l'armature interne. 11 ne se borne pas à la traduire au dehors une fois qu'elle est formée; il sert à la faire. Cependant, il a une nature qui lui est propre, et, par suite, des lois qui ne sont pas celles de la pensée. Puisque donc il contribue à l'élaborer, il ne

1. « ïhe overwhelming pressui^e of the infinité » [Ihicl., p. 138).

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