‹ Les formes élémentaires de la vie religieuseChapitre 112 sur 322 · Hill Tout, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Hill Tout, loc. cit., p

4. Catlin, Manners and Cusloms, etc., Londres, 1876, I, p. «ib.

5. Lettres édifiantes et curieuses, nouv. éd., VI, p. 172 et suiv.

CROYANCES PROPREMENT TOTÉMIQUES 225

tatouaient l'image sur le corps1. On le représente sur les armes2. Dans les tribus du Nord-Ouest, Y emblème individuel est gravé ou sculpté, tout comme l'emblème collectif du clan, sur les ustensiles, sur les maisons3, etc. ; le premier sert de marque de propriété personnelle4. Souvent, les deux blasons sont combinés ensemble ; c'est ce qui explique, en partie, la grande diversité d'aspects que présentent, chez ces peuples, les écussons totémiques5.

Entre l'individu et son animal éponyme existent les liens les plus étroits. Iy 'homme participe de la nature de l'animal ; il en a les qualités, comme, d'ailleurs, les défauts. Par exemple, quelqu'un qui a l'aigle pour blason individuel est censé posséder le don de voir dans l'avenir ; s'il porte le nom de l'ours, on dit qu'il est exposé à être blessé dans les combats, parce que Tours est lent et lourd et qu'il se laisse facilement attraper6 ; si l'animal est méprisé, l'homme est l'objet du même mépris7. I^a parenté des deux êtres est même telle que, dans certaines circonstances, notamment en cas de danger, l'homme, croit-on, peut prendre la forme de l'animal8. Inversement, l'animal est considéré comme un double de l'homme, comme son àlter ego9, 1/ association entre eux est si étroite que leurs destinées sont souvent considérées comme solidaires : rien ne peut atteindre l'un sans que l'autre n'en ressente le contre-

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