Ibid., p
humaine1. Quand, à certains signes, on croit qu'un enfant est le produit de leurs oeuvres, on le met à mort aussitôt qu'il est né2. D'autre part, ils ne assortissent à aucun centre totémique déterminé ; ils sont en dehors des cadres sociaux3. A tous ces traits, on reconnaît que ce sont des puissances beaucoup plus magiques que religieuses. Et en effet, c'est surtout avec le magicien qu'ils sont en rapports ; c'est d'eux que, très souvent, il tient ses pouvoirs4. Nous sommes donc parvenus ici au point où finit le monde de la religion et où commence celui de la magie ; et comme ce dernier est en dehors de notre recherche nous n'avons pas à pousser plus loin cette étude5.
1/ apparition de la notion d'esprit marque un important progrès dans l'individualisation des forces religieuses.
Toutefois, les êtres spirituels dont il a été jusqu'à présent question ne sont encore que des personnages secondaires. Ou bien ce sont des génies malfaisants qui relèvent de la magie plus que de la religion ; ou bien, attachés à un individu et à un endroit déterminés, ils ne peuvent faire sentir leur influence que dans un cercle de rayon très limité. Ils ne peuvent donc être l'objet que de rites privés et