‹ Les formes élémentaires de la vie religieuseChapitre 211 sur 322 · L. Parker, The Euahlayi, p. 7; Howitt, Nat. Tr., p · texte numérisé non relu

L. Parker, The Euahlayi, p. 7; Howitt, Nat. Tr., p

joue pour elle le rôle d'une sorte de Providence. C'est lui qui approvisionne ses fidèles de tout ce qui est nécessaire à leur existence1. Il est en communication avec eux soit directement, soit par intermédiaires3. Mais en même temps, gardien de la morale tribale, il sévit quand elle est violée3. Si même on s'en rapporte à certains observateurs, il remplirait, après la vie, l'office de juge ; il distinguerait entre les bons et les méchants et ne traiterait pas les uns comme les autres4. En tout cas, il est souvent présenté comme préposé au pays des morts5, et comme accueillant les âmes quand elles arrivent dans l'au-delà6.

Comme l'initiation est la forme principale du culte tribal, ce sont les rites de l'initiation qui lui sont le plus spécialement rattachés ; il en est le centre. Très souvent, il y est représenté par une image taillée dans une écorce d'arbre ou moulée dans la terre. On danse tout autour ; on chante en son honneur ; on lui adresse même de véritables prières7. On explique aux jeunes gens quel est le personnage que cette image figure ; on leur dit son nom secret, celui que les femmes et les non-initiés doivent ignorer ; on leur raconte son histoire, le rôle que la tradition lui attribue dans la vie de la tribu. A d'autres moments, on lève les mains vers le ciel ou il est censé résider ; ou bien on pointe dans la même direction soit les armes soit les instruments rituels qu'on manie8 ; c'est une façon de se mettre en communication avec lui. On le sent partout présent. Il veille sur le néophyte tandis qu'il

1. Ridley, Kamilaroi, p. 136; L. Parker, The Euahlayi, p. 114.

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