‹ Les formes élémentaires de la vie religieuseChapitre 66 sur 322 · Kamilaroi and Kurnai, p · texte numérisé non relu

Kamilaroi and Kurnai, p

3. Indian Tribes, I, p. 420. Cf. I, p. 52. Cette étymologie est d'ailleurs très contestable. Cf. Handbook of American Indians North of Mexico [Smithsonian InstiL, Bur. of. Elhnol., 2e Partie, s. u. Totem, p. 787).

4. Schoolcraft, Indian Tribes, III, p. 184. Garrick Mallery, Pioture-Writing of the American Indians, in Tenih Bep., 1893, p. 377.

5. Hearne, Journey lo the Northern Océan, p. 148 (cité d'après Frazer, Toiemism, p. 30).

ï6o LES CROYANCES ÉLÉMENTAIRES

enseignes, faites de morceaux d'écorces tenus au bout d'une perche et sur lesquels étaient représentés les totems1. Chez les Tlinkit, quand un conflit éclate entre deux clans, les champions des deux groupes ennemis portent sur la tête un casque sur lequel se trouvent figurés leurs totems respectifs2. Chez les Iroquois, on mettait sur chaque wigwam, comme marque du clan, la peau de l'animal qui servait de totem3. D'après un autre observateur, c'est l'animal empaillé qui était dressé devant la porte4. Chez les Wyandot, chaque clan a ses ornements propres et ses peintures distinctives5. Chez les Omaha, et plus généralement chez les Sioux, le totem est peint sur la tente6.

I,à où la société est devenue sédentaire, où la tente est remplacée par la maison, où les arts plastiques sont déjà plus développés, c'est sur le bois, c'est sur les murs qu'est gravé le totem. C'est ce qui arrive, par exemple, chez les Haida, les Tsimshian, les Salish, les Tlinkit. « Un ornement très particulier de la maison chez les Tlinkit, dit Krause, ce sont les armoiries du totem. » Ce sont des formes animales, combinées dans certains cas avec des formes humaines, et sculptées sur des poteaux, qui s'élèvent à côté de la porte d'entrée et qui ont jusqu'à 15 mètres de hauteur ; elles sont généralement peintes avec des couleurs très voyantes7. Cependant, dans un village Tlinkit, ces figurations totémiques ne sont pas très nombreuses ; on ne les trouve guère que devant les maisons des chefs et des riches. Elles sont beaucoup plus fréquentes dans la tribu voisine des Haida ; là, il y en a toujours plusieurs

1. Charlevoix, Histoire el description de la Nouvelle France, V, p. 329.

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