‹ Les formes élémentaires de la vie religieuseChapitre 71 sur 322 · Dorsby, Omaha Sociol, Third Rep., p · texte numérisé non relu

Dorsby, Omaha Sociol, Third Rep., p

dans le clan de la pluie et de l'eau ; or, suivant la tradition, cette opération aurait pour but de rendre les physionomies semblables à certains nuages noirs, avec des bords clairs, qui passent pour annoncer l'arrivée prochaine de la pluie et qui, pour cette raison, sont considérés comme des choses de la même famille1. C'est la preuve que l'indigène lui-même a conscience que ces déformations ont pour objet de lui donner, au moins conventionnellement, l'aspect de son totem. Chez ces mêmes Arunta, au cours des rites de la subincision, des entailles déterminées sont pratiquées sur les sœurs et sur la future femme du novice ; il en résulte des cicatrices dont la forme est également représentée sur un objet sacré, dont nous parlerons tout à l'heure, et qui est appelé le churinga ; or nous verrons que les lignes ainsi dessinées sur les churinga sont emblématiques du totem2. Chez les Kaitish, l'euro est considéré comme étroitement parent de la pluie3 ; les gens du clan de la pluie portent sur les oreilles de petits pendants faits de dents d'euro4. Chez les Yerkla, pendant l'initiation, on inflige au jeune homme un certain nombre de balafres qui laissent des cicatrices : le nombre et la forme de ces cicatrices varient suivant les totems6. Un des informateurs de Fison signale le même fait dans les tribus qu'il a observées6. D'après Howitt, une relation du même genre existerait, chez les Dieri, entre certaines scarifications et le totem de l'eau7. Quant aux Indiens du Nord-Ouest, l'usage de se tatouer le totem est, chez eux, d'une grande généralité8.

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