‹ Les formes élémentaires de la vie religieuseChapitre 96 sur 322 · Nat. Tr., p · texte numérisé non relu

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2. Chez les Wakelbura, d'après Howitt, p. 146 ; chez les Bechuana, d'après Casalis, Basoulos, p. 221.

3. Chez les Buandik, les Kurnai (Howitt, ibid.) ; chez les Arunta (Strehlow, II, p. 58).

ig8 LES CROYANCES ÉLÉMENTAIRES

comme disent les Buandik1. En raison de cette parenté, l'homme voit dans les animaux de l'espèce totémique de bienfaisants associés sur l'assistance desquels il croit pouvoir compter. Il les appelle à son aide2 et ils viennent guider ses coups à la chasse, l'avertir des dangers qu'il peut courir3. Bn échange, il les traite avec égards, il ne les brutalise pas4 ; mais les soins qu'il leur rend ne ressemblent aucunement à un culte.

L'homme paraît même parfois avoir sur son totem une sorte de droit mystique de propriété. L/interdiction de le tuer et de le manger ne s'applique naturellement qu'aux membres du clan ; elle ne pourrait s'étendre aux personnes étrangères sans rendre la vie matériellement impossible. Si, dans une tribu comme celle des Arunta, où il y a une multitude de totems différents, il était interdit de manger non seulement de l'animal ou de la plante dont on porte le nom, mais encore de tous les animaux et de toutes les plantes qui servent de totems aux autres clans, les ressources alimentaires seraient réduites à rien. Il y a cependant des tribus où la consommation de la plante ou de l'animal totémique n'est pas permise sans restrictions, même à l'étranger. Chez les Wakelbura, elle ne doit pas avoir Heu en présence des gens du totem5. Ailleurs, il faut leur permission. Par exemple, chez les Kaitish et les Unmatjera, quand un homme du totem de l'Émou, se trouvant dans une localité occupée par un clan de la

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