CONCLUSIONS
19 À côté des appendicites dont l’évolution, relativement bénigne, s’accompagne de signes réactionnels au niveau de l'estomac, il en est d’autres relativement fréquentes, dont la symptomatologie locale est plus ou moins fruste ou même totalement absente, tandis que les signes gastriques sont au premier plan du tableau clinique. Ces appendicites à forme gastralgique (Flandin) sont intéressantes à connaître pour le praticien qui, en dépistant par une étude clinique minutieuse la lésion appendiculaire en cause, saura lui opposer un traitement médical ou chirurgical étiologique et partant efficace
20 Les signes observés du côté de l'estomac dans ces formes spéciales de l’appendicite chronique réalisent le plus souvent le syndrome de la dyspepsie hypersthénique, il s’y adjoint fréquemment un certain degré de spasme du pylore, qui peut dans certains cas entraîner un syndrome pylorique absolument typique. Cependant certaines nuances de la symptomatologie, l'allure générale de l’évolution des troubles, l'examen radiologique bien conduit, permettent en général d'éliminer toute lésion organique de l’estomac et d’écarter le diagnostic de dyspepsie d’origine vésiculaire pour arriver à envisa-
ger celui d'appendicite à forme gastralgique.
Pa po DE
Dans des cas plus rares, le tableau clinique réalisé est celui de la dyspepsie hyposthénique, et il faut savoir encore en pareil cas penser à l’appendice.
30 On est donc amené à faire une exploration méthodique de la région appendiculaire par les procédés que la clinique et la radiologie mettent à notre disposition. Cette exploration doit être particulièrement minutieuse, d'autant que s'il y a parfois une réaction locale assez nette, on peut aussi trouver des appendicites à forme gastralgique avec des signes locaux entièremeni frustes.
40 Dans tous les cas, le fait d'avoir ramené les troubles gastriques présentés par le malade à leur cause appendiculaire, permettra au médecin d'appliquer la thérapeutique appropriée. Si le traitement peut rester médical daas certains cas, il ne faudra pas hésiter à proposer au besoin le traitement chirurgical, l’appendicectomie. Celle-ci, pratiquée soit par incision iliaque large, soit plutôt par incision sus-ombilicale médiane pour permettre une exploration facile des lésions qui peuvent coexister, amènera dans la grande majorité des cas une guérison rapide et définitive, confirmant à la fois le
diagnostic et la conduite thérapeutique adoptée.
Vu : le Président de la thèse,