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CONCLUSION DU CHAPITRE

prochent parfois jusqu’à se-confondre. Un médicament tient de la virtus occulta et de la conduite magique, et il n’est efficace que sous telle constellation. Toutes ces techniques au fond n’en font qu’une. Nous la définirons, pour la commodité du langage, /a technique du je leux.

Or, cette technique du merveilleux, loin de préparer les voies de la science positive, est exactement à ses antipodes. Elle est sûre d’elle-même. Elle ignore l’étonnement et le doute. Eile ne s'arrête pas, hésitante, incertaine, dans sa route. Toutes les solutions sont données d'avance dans la nature, dans les propriétés occulies des étoiles, des métaux, des plantes. Seulement, la virus occulta est profondément cachée, l'expérience ne la découvre pas toujours, il y faut de la chance’, L'esprit part à la découverte, animé du puéril espoir qu’au tournant du chemin un prodige naîtra. — La science positive, au contraire, n’existe et ne progresse que dans la mesure où elle s'étonne, hésite, se pose des problèmes. Même ceux qu’elle a résolus sont toujours susceptibles de révision. Les théories générales et la déduction ne constituent pour elles que des « détours » qui lui permettent de rejoindre plus sûrement les faits et de les serrer de plus près. Elle ne suppose des forces générales et, en somme, occultes, que pour essayer des combinaisons nouvelles, mais elle est toujours prête à démolir son échafaudage : issue du doute, le doute ne cesse de l'accompagner. L'opposition est donc aussi radicale que possible. On se trouve en présence de deux attitudes mentales si différentes que le passage de l’une à l’autre, loin d’être naturel et nécessaire, représente une

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