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DEUXIÈME PARTIE

Caractère affectif, non conceptuel, des premières causes. — Leur réalité étant avant tout dans l'émotion qui leur a donné naissance, le besoin d’une détermination précise ne s’est fait sentir que tardivement. — Absence de dieux figurés aux époques préhistoriques. — Traces, dans les religions des sociétés inférieures, d’un dieu vague, qui serait la plus ancienne incarnation du sentiment DONS TM mat EU Le A ENTRE PO re Ne (NM ee Car (EE,

Nature de l'anxiété qui a créé les dieux. — I faut la rattacher, pour en comprendre le sens et la profondeur, à la toute-puissance de l'imaginaire dans la conscience humaine primitive. — Prépondérance et persistance des émotions de crainte : rôle tardif et effacé des esprits bienfaisants. . . . . . . . . . . . . . . . . .

Les premières causes ont dû être nécessairement des êtres personnels, quoique mal définis, et non des forces anonymes et impersonnelles. — Critique de la théorie de Durkheim.— La notion de mana : force ambiguë, universelle, mais non impersonnelle. — Elle s'est dégagée peu à peu des êtres-causes, mais elle ne s’en est jamais affranchie complètement. — Elle tend sans cesse à revêtir des formes personnelles. — Le mana et la force abstraite des physiciens. — Le mana est l'incarnation d’une causalité sui generis, la causalité mystique , . . . , . + . +: . . . . . + + + .

La causalité mystique, principe d'explication de tous les phénomènes. — Les fausses sciences . . . . . ENAEN COMSEREU ne

x CHAPITRE IV

La magie est une technique, mais ses opérations représentent les premières applications systématiques et réfléchies de la causalité mystique. — La science est-elle issue de la magie? — Arguments en faveur de cette hypothèse. — Critique. — Technique et magie. — Religion et magie. — La magie est une mystique. . .

Le drame magique. — Issue de l'émotion et du désir, la magie vise à les renforcer. — Les opérations magiques : l'heure, le lieu, les pratiques, les ingrédients. — Les agents de la magie. — L’accusation dessorcellérie. 2.17 eee rate tee Re Near

La discipline magique. — Elle est imposée par le rôle social du magicien, mais aussi par la nature même de la magie. — Les conditions de l'efficacité du désir. — La révélation des bienfaits de l'effort intellectuel. — Le magicien définit, classe, systématise. — Mais quel est le vrai sens de la nécessité et de la constance des rapports qu'il est amené à établir entre les choses? . . . . . . .

Les liaisons magiques. — D'où leur vient leur nécessité. — Renversement de la théorie de Hume. — Elimination du hasard. — Toute coïncidence, comme toute analogie, a une raison. — Rôle de l'habitude, mais de l'habitude collective . . . . . . . . . . .

Les « lois » de la magie. — Pourquoi elles ne sauraient amorcer une physique. — Sens des réglementations etdes limitations dans les pratiques et les symboles magiques. — La magie tend sans cesserà dégénérer. TU M NTI TENe DAME TN IAE RS

La magia naluralis vise à une certaine positivité, mais elle ne renonce pas au merveilleux. — La physique des vertus occultes et la notion d'experimentum. — La « science expérimentale » du Moyen Age n'est qu'une surmagie. . . . . . . . RATE PANNES des

L’alchimie. — Elle se rapproche davantage des conditions de la science positive. — Cependant la chimie n'en est pas sortie. — Critique de l'opinion contraire. — Les buts de l’alchimie. — Ses découvertes sont accidentelles. — Son caractère est foncièrement mystique. — Elle dégénère et se corrompt avec le temps. — Attitudes respectives de l'alchimiste et du chimiste en face des corps de la nature. — Eléments, poids, nomenclature. — Une véritable conversion de l'esprit humain a été nécessaire pour que la chimie fût possible. — Sans la révolution cartésienne, l'alchimie, comme toutes les autres fausses sciences, aurait pu persister indé- HnIMEN TER MS) ANUS D APE |

Résumé et conclusion du chapitre. — Si les fausses sciences ne peuvent absolument pas mener à la vraie, d’où vient qu’elles en ont les apparences? — La réponse à cette question sera donnée par l'analyse de la « logique » de la conscience primitive

Deux théories opposées : 4° La conscience primitive est confuse

et indifférente à la contradiction. — > Elle ne se distingue pas essentiellement de la nôtre; notre logique, et par suite notre science, sont nées de sa LS LES LEE RAS NPA Lo ERA LE

sont pas celles de la connaissance positive. — Notteté des perceptions et dessouvenirs, réglementation minutieuse des institutions et des pratiques. — Le formalisme magique. — Le conformisme CES PS CE ET REC TR RS EE nue

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Recherches en vue d'attribuer à la notion de conscience collective un contenu positif. — D'abord étroitement égocentriste, la conscience primitive ne se suffit plus à elle-même et elle éprouve le « besoin psychique des autres ». — L'état d'attente, — Perméabilité et unanimité des consciences primitives. — Les «ondes psychiques » se seraient, à l’origine, propagées librement d’une . conscience à l’autre. — Présomptions en faveur de cette hypo- PS ES RE te SU A PS ER EE

Les enseignements de la psychologie des foules. — Caractère limité, rudimentaire, mécanique de la conscience de foule. — Bru-

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talité massive des remous collectifs. — L'individu et la foule : leur opposition, sur laquelle on veut faire reposer la prétendue spécificité psychique de l'âme collective, est factice. — La foule est une collection fortuite de consciences décapitées : le sujet de ses jugements est temporaire, accidentel et variable. — Ses « explications », de même nature que celles de la conscience primitive, leur sont inférieures. — À fortiori la foule ne crée rien. LL Lese/foules'sublimes pi. #2 emo less Poe PETER

Dans quelle mesure une conscience collective peut être créatrice. — Difficulté du problème. — L’étonnement originel n'a sans doute provoqué une crise féconde que parce qu'il s’est répercuté dans toutes les consciences à la fois . . . . . . . . . : + .

La « pensée » collective. — Elle soulève un problème tout nouveau. — La pensée impersonnelle, c'est-à-dire la pensée vraie, sC serait révélée à l'humanité pour la première fois sous la forme de la pensée collective. La société seule pouvait créer les concepts

et par suite la science positive. — Critique de cette théorie. — L'impersonnalité et la stabilité des concepts. — L'explicitation des concepts : elle n’est pas l’œuvre de la société. — Impersonnalité

et vérité. — L’impersonnalité impliquée dans la pensée vraie à pour condition le plus haut développement de la personnalité. .

Non seulement la « pensée collective » n'a pas affranchi la raison humaine, mais elle risquait d'assurer la domination indéfinie des formes inférieures de l'explication. — Le tabou. — Il montre que la « pensée collective » est avant tout une pensée asservie-par la crainte: #70 0 RER RS Nr

Autre théorie : la vie en commun fait naître le besoin de pensées universellement valables. — Critique. — Le « conflit entre

les intelligences » suppose l’affranchissement préalable de celles-

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La pensée collective achève de clore le cercle où s'est enfermée l'intelligence humaine. — Comment le cercle a été rompu. . .

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