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L'ÉVOLUTION DE LA PENSÉE. — LA TECHNIQUE ET LA SCIENCE

Les « problèmes », et non les « catégories », donnent le vrai sens de l’évolution de la pensée humaine. — Le problème et l’activité de l'intelligence. — Plusieurs espèces de problèmes. . . .

Les problèmes dans l'intelligence animale. — Ils sont limités aux perceptions et aux besoins organiques; le souvenir n’y à qu'une faibletpart. : 1: 21. rte he en ee

Les problèmes dans l'intelligence humaine. — Ils sont posés et résolus autrement, grâce à la qualité des souvenirs chez l'homme. — La solution technique des problèmes pratiques. — On a voulu y voir le point de départ de toute l'évolution intellectuelle : la science serait la fille de la technique . . . . . . . . . . . . . .

Critique de cette conception. — Les faits la démentent. L’intelligence pratique ne réfléchit pas sur les moyens qu’elle emploie et les principes qu’elle applique. — L'homo faber est un mécanicien qui ignore et qui ne découvrira jamais, en tant qu'artisan, la mécanique. — Anonymat des inventions. — Lenteur et discontinuité des progrès de la technique : la courbe de l’évolution de l'outillage a suivi avant tout celle des besoins. — Les liens logiques entre les inventions ne sont pas aperçus. — Du précepte au principe. — Les rapports de la technique et de la science : 4° chez les Grecs. Socrate oppose la science à la technique; 2 chez les modernes : la technique doit à la science ses progrès. Si elle à préparé une matière à la réflexion scientifique, elle ne l’a pas fait

technique. — On ne parvient à faire dériver la pensée scientifique de l'intelligence fabricatrice qu’à l’aide d'artifices. — En outre, on méconnaît le vraï rôle de la conscience, dans la vie de l'esprit. — Le passage de\Foutil à l'idée de l'outil ne va nullement de soi. — Lerlangage: Her NE NS EST LION Te Ne RE

Nécessité de pousser jusqu'au bout le « déraïidissement » de l'intelligence : on découvre alors l’existence d’une nouvelle espèce de problèmes : les problèmes spéculatifs ou explicatifs nés de l’ « étonnement ». — La solution de ces problèmes a consisté dans la créa-

tion de causes : première forme de l'explication. — Phase mysti-

que et mythique de l’évolution de la pensée. . . . . . . . . . . Objet et divisions de l'ouvrage : ces formes inférieures de l’explication n’ont pas vraiment ouvert à l’homme les voies de la science. — Recherche des conditions nécessaires et suffisantes qui ont rendu possible l'étape positive de l'évolution mentale . Méthode : hypothèse d'une « conscience primitive », dégagée de l'étude comparée de plusieurs catégories d’esprits actuellement observables, qui ont pour trait commun d'être au-dessous du stade de l’explication objective. — Comment cette « conscience primitive » a engendré les premières explications ; jusqu'où elle était capable d'aller dans la voie de l'explication ; pourquoi elle ne pouvait par ses propres forces parvenir à l'explication scien- QU'EN SR D AT NES EE PE TELE DRE AE En ECS

L'explication n’a pu naître que d’un problème. — Mais la conscience primitive évite le plus possible les problèmes ; elle a horreur du doute qui la menace dans son équilibre. — Nature de ses affirmations. — En affirmant, la conscience primitive cherche avant touts affirmer ren 2IS 0 LEONA ENT Un Nr Ste

L’élimination des problèmes :1° Procédés négatifs : instantanéité de l'affirmation, méconnaissance du réel, développement des sens et de là mémoire. — 2° Procédés positifs : la libido sentiendi. — Construction d’un monde imaginaire qui masque le réel et ses problèmes. — Le vrai sens de la «euriosité » de l'enfant. — La fabulaton:dmsauvage 41" 00h08 PER Anna ESIEE :

Les problèmes que la conscience primilive n'a pu éluder. — Essai de reconstitution de l’étonnement originel. — Les émotions et les images dans la conscience primitive . . . . . : . , . .

Les émotions. — Chez les individus normaux.— Chez les névropathes. — Ghez les sauvages. — Lorsque la cause de l'émotion est inconnue et inaccessible, la « réponse » consiste à la créer et à agir imaginairement sur elle. — Nature des « réponses » de la conscience primitive : elle réagit tout entière au choc émotionnel.

Les images. — L’intellectualisation les altère profondément dans les consciences réfléchies et civilisées. — L'image originelle etlimage eidétique. — Caractère hallucinatoire de cette image : il semble propurtionnel à l'intensité de l'intérêt et des émotions du sujet en face d’un objet ou d’un dessin donnés. — Plasticité

de l'image eidétique : le sujet en élimine les éléments désagréables, dissymétriques ou incorrects : il l'infléchit dans le sens de ses préférences et de ses habitudes. — La tendance la plus ancienne et la plus profonde de la conscience humaine serait de nier et de recréer à sa manière l’objet, le monde extérieur, dès qu'elle n’en a pratiquement plus besoin. — Hallucinations, télépathie et cristallomancie dans les sociétés inférieures . . . . . .

Le régime originel des émotions et des images s'explique en dernière analyse par la faiblesse du pouvoir central dans la con-

science primitive. — Vrai sens de la confusion du subjectif et de l'objectif. — Faits ethnographiques : le rêve, le désir, la force de volonté. — Les « âmes » du sauvage : comment elles sont pour

lui un moyen de se définir à lui-même, en les objectivant, ses Dropres ttatside LOnNSCIenCe Aie (ON ME MER RS tee

Genèse de l'explication : elle n’aurait été originellement qu'une fiction par laquelle la conscience primitive s'est délivrée d’un inconnu inquiétant et a réduit les émotions sui generis qu'il provoque en elle. — Importance décisive, dans l’évolution mentale, de cette victoire de l'imaginaire sur le réel. — Mais elle n’a pas orienté l'homme vers la connaissance. — La causalité mystique ne pouvait engendrer que de fausses sciences. . . . . . . . . .

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