V. RÉSUMÉ SYNTHÉTIQUE
Chez les adolescentes le diagnostic de chlorose légère est suggéré lorsque :
a) Le bon développement et le bon état général contrastent avec des plaintes dont aucune n’est importante ;
b) Le phénomène principal est une fatigue modérée mais générale, physique et psychique, qui s’est installée à bas bruit et croît peu à peu;
c) Le caractère devient capricieux, volontiers triste et irritable, avec parfois des phénomènes autrefois rattachés à l’hystérie ;
d) L’appétit devient capricieux et les digestions lourdes, encore que la chlorose puisse exister avec des digestions apparemment parfaites et un appétit apparemment normal.
e) S'installe un certain degré de pâleur faciale, à manifestations intermittentes et souvent plus ou moins masquée par des poussées de rougeur émotive.
Le diagnostic de chlorose légère est confirmé par :
a) L'examen du sang qui, généralement, ne met pas en évidence de déglobulisation, mais qui montre une tendance à l’hypochromie et de petites altérations globulaires qu’il faut savoir reconnaître et ne pas négliger. Une leucopénie légère ou neutropénie légère appartiennent au tableau de la chlorose ;
EN Eu
b) L'examen de l’estomac qui montre une atrophie diffuse de la muqueuse avec, le plus souvent, achlorhydrie ou hypochlorhydrie ;
c) La recherche des bruits veineux à la base du cou;
Lorsque ces symptômes sont réunis, l'examen le plus minutieux est généralement impuissant à découvrir aux troubles une cause organique autre que la chlorose et le traitement ferrugineux amène une amélioration rapide avant de conduire à la guérison.
Remarque :
Le diagnostic de chlorose peut-être immédiatement suggéré par certaines lésions locales, comme la platonychie et la koïlonychie, le prurigo leucodermique, les fissures radiales de la bouche, etc. Mais l’observation démontre que ces syndromes, que l’on voit dans des chloroses franches et dans les métanémies chlorotiques, sont très rares chez les adolescentes légèrement entachées de chlorose classique.