‹ Les formes monosymptomatiques des avitaminoses nicotiniquesChapitre 7 sur 18 · DIAGNOSTIC CLINIQUE · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC CLINIQUE

Lorsque l’avitaminose nicotinique se présente au clinicien avec sa triade bien connue: érythème, troubles digestifs et troubles psychiques, son diagnostic est relativement facile.

Il n’en est pas de même lorsqu'on a affaire à des formes . frustes et monosymptomatiques. Dans ces derniers cas il faut se contenter d’un ou deux signes pour porter un diagnostic. Un examen clinique rigoureux s'impose.

Le malade peut venir consulter pour un érythème. Un interrogatoire rationnel fera connaître s’il existe d’autres troubles buccaux ou digestifs associés, ou s'ils ont déjà existé. Nous apprendrons ainsi à quelle époque de l’année ils se sont produits. I] en est de même si nous avons un malade qui se plaint de troubles digestifs. Mais rappelonsnous avant tout que, sous les climats peu ensoleillés comme le nôtre, l’érythème peut manquer.

Ce qui sera plus ardu pour le clinicien, c’est l’interro-

gatoire portant sur l’état mental du malade,

NE er Il est aventureux de porter le diagnostic d’avitaminose LE vtr , . d'i .

nicotinique, lorsqu'un malade se plaint d'insomnie, d’anxiété, d’énervement, et qu’on ne trouve pas trace de signes cutanés ou digestifs. Par contre, lorsqu'on se trouve en face d’un syndrome psychique grave, il ne faut pas se

hâter de poser le diagnostic de pellagre.

Comme l’a dit JUSTIN-BESANCON: « L'association de symptômes cutanés et digestifs typiques apporte un diagnostic évident; de même, l’association d’érythème et de troubles mentaux. En hiver l’association d’une stomatite aphtoïde à des troubles psychiques caractérisés suffit à créer une forte présomption. On se souviendra que l’érythème, la glossite et la gastrite pellagreuses ont seuls un aspect très spécial et que par contre, les autres symptômes digestifs ou mentaux de la pellagre n’ont absolument rien

de caractéristique ».

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