‹ Les formes non cataclysmiques de la ponte ovarienne hémorragiqueChapitre 12 sur 19 · FORME MOYENNE · texte numérisé non relu

FORME MOYENNE

Le tableau clinique de ces formes-là est déjà heaucoup plus précis, en accordance des lésions bien caractésiées.

I's’agit ici d'hématomes juxta-ovariens de nombre et de volume divers. Le péritoine réagit par une exsudation séreuse et par la formation d’adhérences. Ces lésions réactionnelles s'étendent aux ovaires, à la trompe et bien souvent aussi à l’S iliaque.

Il y a une douleur initiale assez violente avec état eyncopal. Mais peu à peu tout s'arrange, sauf une pâleur, une tachycardie et parfois un peu de fièvre. L'examen montre un abdomen douloureux d’une façon diffuse, sans défense musculaire et sans point douloureux.

C’est l'exploration des crganes génitaux qui montrera un utérus un peu gros et la partie haute du culde-sac de Douglas, douloureux. On pourra également provoquer la douleur dans les culs-de-sacs latéraux. Fait

important, il ne faudra pas s'attendre à trouver un

he one

empâtement volumineux du petit bassin. Tout ce qu'on trouvera, c'est le gonflement latéral autour de chaque cvaire. La ccllecticn sanguine de la ponte hémorragique s'étale sur le péritoins pelvien autour des ovaires, mais ordinairement ne descend pas dans le Douglas au contact du vagin.

Pour authentifñier encore l’hémorragie ovarienne, il faut rechercher la perte de sang noirâtre ou chocolat.

L’interrogatoire, en fouillant dans les antécédents de la malade. pourra y mettre en évidence des manifestations du genre de celles que nous avons vu dans le chapitre précédent : règles douloureuses, «ictus péri-tonéaux », écoulement noir, etc.

En somme, cette forme moyenne pourra orienter plus facilement vers une hémorragie, mais il sera diffcile de ne pas la confondre avec une grossesse tubaire en train de se rompre. La distinction est déjà plus facile avec une salpingite car cette forme moyenne de la ponte ovulaire hémorragique possède des signes plus nettement ovariens.

Voici une observation pour illustrer notre descrip-

tion :

Une femme d'une quarantaine d'années, appartenant à un milieu médical très craintif, fait plus d’un an de chaise longue pour des phénomènes de péritonite récidivante des annexes, sans fièvre.

L'examen nous révèle des masses de consistance irrégulière, enveloppant les annexes, rendant la mobilisation utérine douloureuse ; le Douglas est libre,

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