FORME GRAVE
Ces formes qualifiées graves compromettent l'intégrité anatomique et la valeur fonctionnelle des organes pelviens.
Les lésions ont, en effet, envahi tout le petit bassin (sauf la partie tout à fait basse, juxtavaginale du cul-desac de Douglas). Parfois, il y a même des lésions abdominales -(sigmoïde, bord inférieur du grand épiploon, cœcum, appendice, etc.) L'’utérus, les ovaires, les trompes soni noyés au milieu de volumineux hématomes noirs ou décolorés, ocres. À la coupe les ovaires semblent être traneformés en véritables éponges hématiques: par contre, les trompes, malgré la gravité apparente de leur atteinte gardent toujours une muqueuse indemne.
Il y a ici les mêmes douleurs abdominales plus ou moins violentes à caractère syncopal et les mêmes modifications de l’état général.
Ce qu'il importe de noter, c’est que ce sont des femmes qui souffrent constamment. La période mens-
truelle ou la période de la ponte n’est plus marquée
OR Ua
que par une exacerbation des douleurs. L'état général est sérieusement altéré et la malade ne peut plus se remettre dans l'intervalle des crises hémorragiques.
De plus. on peut voir une nouvelle catégorie de manifestations : des signes de compression pelvienne : dysurie, troubles de la défécation, etc.
C'est surtout à l'examen physique de ces malades-là qu on se rend compte de l'étendue des dégâts. Le petit bassin semble être confondu dans une masse plus ou mcins pâteuse, parfois nettement dure qui adhère partout. Les signes physiques de cette forme rappellent assez l'hématocèle de la grossesse extra-utérine.
Voici une observation assez typique quant aux
lésions anatomiques :
Une jeune femme d'une trentaine d'années est opérée pour appendicite aiguë grave. Bien qu'on ait constaté l'existence de lésions annexielles droites, on n'est pas autorisé à faire une laparotomie médiane. Quelques semaines après l’appendicectomie, on est obligé d'intervenir par la voie médiane et l’on enlève la trompe et l'ovaire droits qui sont eng'obés dans d'énormes adhérences. Il est absolument impossible de déterminer, même pièces en mains, la part qui revient à l'ovaire et à la trompe dans la production des lésions.
Cinq ans après, la malade est renvoyée d'urgence avec le diagnostic de grosse masse kystique, située sur le flanc gauche de l'utérus qu’elle coiffe, sans pouvoir en être détachée.
A l'intervention on trouve un kyste renfermant près de 800 grammes de liquide noirâtre, kyste constitué, tout au