DENTS
moins en partie, au dépens de l'ovaire gauche dont la substance propre a disparu. Des fausses membranes recouvrant l'S iliaque ont certainement contribué également à la formation du kyste. La muqueuse de la trompe enlevée à l'intervention présente un aspect normal ; il en est de même de l'utérus.
L'interrogatoire de cette malade a montré que ces lésions se sont formées sans fièvre, sans grandes douleurs et sans
7] + Fan # réactions péritonéales.
Ces formes graves paraissent très rares, par rapport aux formes légères que nous avens vues plus haut. D'ailleurs elles ne peuvent guère se constituer d'emblée. La forme grave serait la conséquence d’une série de petites hémorragies qui se résorbent mal et qui finissent par provoquer une réaction anatomique du péritoiné et des organes environnants. L'’ovaire lui-même, par le mécanisme de la formation de kystes et également par celui de la réaction péritenéale perd sa structure originelle comme dans l'observation ci-dessus. Quant aux lésions de la trompe, nous l’avons déjà vu : elles peuvent en imposer pour des salpingites si l’on ne recherche pas les lésions de la muqueuse qui est intacte dans ces fausses salpingites ayant débuté par le péri-
toine.
Nous avons vu qu'il existait toute une gamme de lésions depuis l'ovulation physiologique qui s’accompagne certainement d’une petite hémorragie péritonéale insignifiante, jusqu'à la ponte cvulairé de forme cata-
clyemique que nous avons délibérément écartée de
notre travail. Les trois formes individualisées ci-dessus ne sont, en somme, que l'exagération d’un processus normal.
Etant donné un facteur de prédisposition personnelle que nous ne connaissons pas encore, il est à peu près certain que les hémorragies vont récidiver. Les pontes ovulaires hémorragiques, dans leurs formes discrètes, ne deviennent donc graves que par leur répétition, mais
cette répétition est la règle.