INTRODUCTION
Ayant eu l’occasion, pendant notre internat à l'hôpital Saint-Jacques, d'assister à plusieurs opérations faites par M. le Docteur Bonneau sur des malades présentant une ovulation hémorragique à symptomatologie non brutale, nous exposerons dans ce travail quelques faits concefnant ces cas.
Nous écartons d'emblée les pontes ovulaires hémorragiques à symptomotologie d'inondation péritonéale. Nous nous réservons donc uniquement l'étude des formes non cataclysmiques, en insistant particulièrement sur leur traitement chirurgical.
Nous ne ferons pas l'historique de la question. On sait les controverses qui ont duré tout le siècle dernier concernant l’étiologie des épanchements de sang dans le péritoine. Il semblait que d’après les travaux de Lawson Tait l'accord soit fait sur la presque exclusivité des grossesses ectopiques dans le déterminisme de ces phénomènes. Cependant, de nombreux travaux ont repris l’ancienne conception de Gallard et ont affirmé la possibilité d’hémorragies intrapéritonéales d’origine ovarienne. La possibilité de ces cas a encore été dis-
cutée pendant ces dernières années entre Schickelé et
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Forssner. Actuellement, aucun doute ne persiste plus : il y a des cas indubitables d’hémorragies intrapéritonéales dues à la ponte ovulaire hémorragique.
Nous allons examiner rapidement quelques faits concernant la pathogénie et l’étiologie de ces cas (1), puis nous insisterons sur les formes cliniques non cata: clysmiques, en précisant bien que c'est pour la commodité de la description que nous avons schématisé une forme légère (Il), une forme moyenne (III) et une forme grave (IV).
En réalité, si le thérapeute laisse l'entité morbide évoluer d'elle-même, elle progresse au cours des années, de la forme légère à la forme moyenne et à la forme grave. Selon l'intensité des hémorragies récidivantes, l'évolution est plus ou moins rapide ; elle peut aussi frapper inégalement l’un ou l’autre ovaire quoique les deux soient le plus souvent pris. Mais en fin de compte, il s’agit d’un seul et même processus. Chaque catégorie de formes cliniques sera illustrée par des observations choisies parmi les plus typiques. Puis nous envisagerons le diagnostic de ces cas (V), pour insister enfin sur leur traitement chirurgical (VI).
Nous sommes heureux de pouvoir remercier ici M. le docteur Bonneau qui nous a inspiré ce travail et qui
nous a communiqué les documents.