‹ Les formes non cataclysmiques de la ponte ovarienne hémorragiqueChapitre 10 sur 19 · APERÇU PATHOGÉNIQUE ET ÉTIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

APERÇU PATHOGÉNIQUE ET ÉTIOLOGIQUE

L'ovaire est une glande qui est en continuel remaniement et qui présente, aussi bien au point de vue de sa structure quau point de vue de son fonctionnement, une évolution cyclique. La description de ce cycle est nécessaire pour la compréhension de la pathogénie de la ponte hémorragique.

Le cycle génital de la femme ou cycle ovarien, cycle menstruel, est de vingt-huit jours chez la femme bien réglée. Pendant la première moitié du cycle, le follicule de De Graaf mûrit, grossit et fait saillie sur la surface de l'ovaire. À un moment donné le follicule se rompt, met en liberté l’œuf qui s'engage dans la trompe. Le moment de la rupture folliculaire, par conséquent de la ponte ovulaire, n’est pas bien déterminé. D'après Sackett, elle aurait lieu toujours dans la deuxième moitié de l'intervalle entre deux règles, mais, le plus souvent

immédiatement avant celles-ci. D'après Knaus, l’ovu-

Sn RL

lation survient douze à quatorze jours après le début des règles précédentes.

Le follicule rompu laisse une cicatrice qui ne tardera pas à se combler en formant une sorte de nouvel organe, le corps jaune. Celui-ci persiste jusqu'aux prochaines règles, sauf lorsque l'œuf s’est trouvé fécondé. Dans ce cas là, le corps jaune hyperthrophié persiste dans les premiers mois de la grossesse.

À la lumière de ces notions, nous comprendrons maintenant à quel moment l’hémorragie peut survenir : au moment même de l'ovulation, ce qui correspond à la ponte ovulaire hémorragique proprement dite et au moment de la formation du corps jaune par un mécanisme encore mal connu.

A côté de ces deux cas principaux il y en a d’autres : rupture d’un hématome formé au moment de

l'ovulation ou par hémorragie du corps jaune.

YŸ a-t:l quelques notions étiologiques capables de nous renseigner sur la raison pour laquelle les unes font une ponte hémorragique, les autres non ? Le traumatisme a été invoqué dans un certain nombre de cas, . cités par Bezançon, consistant en coït, coup sur l'abdomen, voir traumatisme opératoire. On ne peut rien affirmer quant aux causes prédisposantes générales : congestion ovarienne, inflammation, etc... Le Docteur R. Bonneau a étudié tout particulièrement l’hémophilie et a conclu «qu'il n'existe aucun lien entre la ponte ovulaire hémorragique et l’hémophilie. » La coexistence est cependant possible, comme en témoigne un cas

que cet auteur a pu observer.

CPR PARLE

La seule chose qu’on puisse affirmer c’est auil existe une prédisposition individuelle, puisque les femmes qui ont fait une hémorragie de l'ovulation peuvent en faire à répétition. Orth a signalé deux hémorragies consécutives, l’une à gauche, l’autre à droite ; la seconde

fut mortelle.

Page 1