OBSERVATIONS
1. PNEUMOTHORAX SPONTANÉ BÉNIN IDÉOPATHIQUE RÉCIDIVANT UNILATÉRAL
Flint (Citée par Ljungdhal)
I s’agit d’un homme, âgé de 29 ans, qui se sent mal brusquement, en portant une lourde charge, il est pris d’une vive douleur au niveau du mamelon gauche, et de dyspnée marquée ; il ne tousse pas.
A l’examen, on trouve les signes d’un pneumothorax typique. Il guérit et reprend son travail, au bout d’un mois à peine.
Un mois plus tard, le pneumothorax récidive du même côté et guérit de même rapidement.
Observation 2 Bull (Citée par Ljungdhal)
Il s’agit d’une femme, âgée de 29 ans, sans antécédents héréditaires ou familiaux la prédisposant à la tuberculose. Elle faisait une inhalation, lorsqu'elle ressentit, brusquement un point de côté gauche. Pas de fièvre. Aucune anomalie à l’examen du poumon.
Trois semaines plus tard, elle est à son piano, lorsqu'elle ressent à nouveau une vive douleur. Elle est prise de dyspnée, avec malaise général intense.
On trouve, à l'examen, un pneumothorax gauche géné-
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ralisé, La malade n’a pas de fièvre. Elle guérit en un mois sans complications.
Un an après, le pneumothorax récidive : pneumothorax gauche total, avec les mêmes phénomènes concomitants, et qui guérit également en un mois.
Observation 3 West (Citée par Ljungdhal)
Il s’agit d’un homme, âgé de 22 ans, qui est resté, pendant toute son enfance, un peu faible et maladif. Il toussait souvent à cette époque. Sa santé s’améliora par la suite.
Au cours d’une promenade, il est saisi brusquement d’une vive douleur localisée sous la clavicule droite, avec une « bubbling sensation », au niveau de l’hémithorax droit, et de dyspnée, qui lui interdisent tout effort violent, mais ne l’obligent pas à quitter son travail habituel. Ces troubles disparaissent en 14 jours.
Huit mois plus tard, environ, les mêmes phénomènes se reproduisent. La guérison ne survient qu’au bout d'un mois.
Trois mois après, à la suite d’une partie de football, les mêmes symptômes reparurent brusquement. Le malade fut cette fois examiné par un médecin qui fit le diagnostic de pneumothorax droit.
La guérison fut complète. Un examen fait plusieurs mois plus tard, ne décèle rien d'anormal.
Observation 4 Gabb (Citée par Ljungdhal)
Une femme, âgée de 56 ans, tombe brusquement malade, accusant un point de côté au niveau de l’omoplate droite, et de la dyspnée. Plusieurs médecins se trouvent d’accord pour affirmer l’existence d’un pneumothorax total droit.
L'amélioration est lente, mais la guérison survient au
bout de quelques mois. À un examen ultérieur, on ne note aucune particularité du côté des poumons.
L'intéressée reste en bonne santé pendant six ans, puis une récidive se produit, avec des caractères identiques à ceux du premier accident. Le médecin de la malade fait le diagnostic de pneumothorax.
Deux ans après, nouvelle récidive, tout à fait analogue à la précédente, marquée par l'apparition brusque de la douleur et de la dyspnée. La malade est examinée, cette fois-ci, par un autre médecin, qui fait également le diagnostic de pneumothorax. La guérison est rapide.
Quatre ans plus tard, une bronchite et une pleurésie droite. ps
Deux ans se passent encore, et un nouveau pneumothorax droit se reconstitue.
Depuis cette époque, cette femme jouit d’une excellente santé. On n’a jamais trouvé le moindre signe d’une lésion tuberculeuse. En raison de certains antécédents héréditaires, ce pneumothorax récidivant a été considéré comme d’origine probablement tuberculeuse.
Observation 5 Finney (Citée par Ljungdhal)
Il s’agit d’un jeune homme, âgé de 18 ans, sans hérédité tuberculeuse. C’est en dehors de tout effort, en pleine santé apparente, que se constitua, en trois jours, chez lui, un pneumothorax gauche total; 40 jours plus tard, il était guéri subjectivement et objectivement.
Deux semaines après, une rechute se produit du même côté. L’intéressé est considéré comme guéri 29 jours après. On perçoit alors, dans la zone prépéricardique, des frottements, mais indiscutablement d’origine pleurale.
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Observation 6 P. Weber (Citée par Ljungdhal)
L'auteur rapporte que son père avait eu à soigner un jeune homme vigoureux, qui en l’espace de deux années, avait présenté, à deux reprises, un pneumothorax spontané, lequel guérit, chaque fois, en quelques semaines.
Observation 7 Sale (Citée par Ljungdhal)
Il s’agit d’une jeune femme, âgée de 21 ans. En juillet 1901, elle fit une petite hémoptysie.
En août 1901, elle fut prise, brusquement, de douleur dans le côté droit, et de dyspnée. L’examen montra qu'il s’agissait d’un pneumothorax droit. Elle se leva, au bout d’un mois, et fut considérée comme guérie. Elle avait retrouvé toute sa santé.
En avril 1902, se produit un nouvel accident semblable, mais la guérison survient très vite : en une semaine.
En août 1902, le pneumothorax se reconstitue, une troisième fois.
Au cours des années 1903 et 1904, deux accidents semblables se reproduisent. Au cours de ces rechutes, le diagnostic a été fait trois fois, à la suite d’un examen médical.
En 1905, nouvelle récidive.
En 1906, deux nouvelles récidives.
Dans tous les cas, tous les phénomènes regressent très rapidement, en une à quatre semaines.
En 1907, au cours d’un examen médical, les poumons apparaissent absolument normaux.
Une dernière récidive s’est produite encore par la suite.
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Observation 8 Hamilton (Citée par Ljungdhal.
Il s’agit d’un pneumothorax droit, qui a récidivé une fois. Dix ans après cette récidive, le sujet est en parfaite santé. Rien n’a jamais fait suspecter la tuberculose.
Observation 9 Cummer (Citée par Ljungdhal)
Il s’agit d’un homme, âgé de 23 ans, sans antécédents héréditaires de tuberculose, sans antécédents personnels.
En se baignant, il ressentit brusquement des douleurs dans l’hémithorax droit, douleurs qui restèrent le seul symptôme fonctionnel.
L'examen montra qu'il s'agissait d’un pneumothorax spontané gauche. ;
Quelques jours plus tard, l’'épanchement avait presque entièrement disparu, et l’on percevait déjà des frottements. Huit jours après, tous les signes physiques avaient disparu, et de nombreux examens ultérieurs restèrent négatifs.
17 mois après, un nouveau pneumothorax s’installe, à gauche également. Le diagnostic est confirmé par l'examen radiologique qui permet, de plus, de constater l’existence d’une adhérence entre la plèvre droite et le péricarde. Cette fois-ci, l’on crut pouvoir affirmer l’existence d’une légère submatité, à la percussion du sommet droit. A ceci près, les examens ultérieurs ne permirent de découvrir aucun signe de lésion pulmonaire. L’intéressé se porte parfaitement bien.
Observation 10 Huet
Ïl s’agit d’un jeune homme âgé de 15 ans, chez lequel s’est installé un pneumothorax à la suite d’un effort insignifiant. La guérison est survenue en quelques semaines.
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Au bout d’un an, le pneumothorax récidive et guérit cliniquement en quelques jours. Toutefois la résorption complète de l’épanchement ne s’est faite qu’en un an sans que ponctions et aspirations aient semblé la hâter, le poumon gauche reste encore rétracté.
L’intéressé est en bonne santé depuis 6 ans.
Observation 11 Koelenschmidt (Citée par Olbrechts)
L'auteur rapporte une observation de pneumothorax spontané droit qui s'installa en juin 1924. Une première récidive se produisit en décembre 1924, puis une deuxième en décembre 1925. La résorption de l’épanchement se fit en quatre à cinq semaines dans tous les cas, sans que le moindre épanchement soit apparu. La cuti-réaction était négative, on ne trouva aucun signe de tuberculose.
Compte rendu des Assemblées de la Société Médicale de Vienne +
Le 19 février 1926, le Docteur Deutsch rapporte un cas de pneumothorax récidivant.
Examiné en janvier 1925, le malade se plaignait de douleur à type de point de côté, et de dyspnée.
Il accusait en outre une sensation de battements intrathoraciques, correspondant à un bruit de souffle, bien connu de lui et de sa famille, véritable souffle pulmonaire «à distance », qui s’entendait à quatre pas. Ce souffle était particulièrement intense dans le décubitus latéral gauche. On le percevait au maximum dans le quatrième espace intercostal, près du sternum.
. De pareils souffles s’observent dans certains cas de pneumo-péricarde. Mais ce diagnostic semblait bien improbable ici, et l'examen radiologique montra en réalité un petit
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pneumothorax au sommet gauche. De profil, on voyait, de plus, une deuxième poche d’air près du cœur, derrière le sternum, dans le médiastin antérieur. Enfin, des radios prises en séries pendant l'inspiration et l'expiration, montrèrent qu'il existait un troisième épanchement un peu à gauche du cœur et dont la situation pourrait expliquer la formation du souffle.
Depuis 1922, le malade a eu sept attaques semblables à celle qui l’a amené à consulter, avec point de côté et dyspnée.
L’auteur admet qu’il s’agit d’un pneumothorax récidivant sept fois.
Observation 13 E. Duhot, Lille (Société Médicale des Hôpitaux de Paris, séance du 13 janvier 1928)
Il s'agissait d’une malade chez laquelle rien ne porte à suspecter la tuberculose et qui, au cours de deux grossesses à six années d'intervalle, avec intercalation de deux grossesses normales, présente un pneumothorax spontané total du même côté. En 1919, Mme A., âgée de 34 ans, au 8e mois de sa grossesse, est atteinte d’un pneumothorax, suivi d’accouchement prématuré quinze jours après. L’amélioration commence cinq jours plus tard et se poursuit sans traitement spécial jusqu’à la guérison. Puis viennent deux grossesses normales avec accouchement normaux d’enfants aui sont vivants.
En 1925, Mme A., est enceinte pour la quatrième fois, elle présente une grossesse de deux mois et demi lorsque, sans qu'il y ait eu d'effort violent, se produisent les symptômes qui ont marqué l’apparition du pneumothorax à la première grossesse, cette fois un peu plus atténués.
Oppression extrême dont l'intensité diminue ensuite. La malade reste couchée cinq mois et fait après, un accouchement prématuré d’un enfant qui meurt au bout de
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6 heures, le 21 mars 1925. Le 16 juillet 1925, je l’examine pour la première fois : elle se plaint de la persistance d’une dyspnée, s’aggravant surtout par crises : elle a notablement maigri mais ne présente pas de toux, ni d’expectoration.
L'examen clinique montre à droite : abolition des vibrations vocales, hypersonorité à la percussion, silence respiratoire, avec léger souffle à timbre métallique dans la région hilaire.
A l'écran radioscopique, pneumothorax droit total, sauf une adhérence vers le tiers interne de l’hémidiaphragme ; pas de liquide, le médiastin et le cœur sont déplacés vers la gauche. Dans le poumon gauche, on ne décèle aucune lésion à l'examen clinique et intégrité complète à la radioscopie.
La malade accuse également des céphalées marquées : la tension artérielle est de 22-17 au Pachon: le chiffre d’urée est de 0 gr. 26 par litre, pas d’albuminurie.
Un mois et demi plus tard, le 2 septembre, l'oppression est toujours importante, les céphalées sont moins violentes, la tension artérielle est de 24-14 au Pachon.
Les signes cliniques et radiologiques sont identiques ; il n’y a aucun épanchement.
Une ponction est faite dans l’hémithorax droitet l’aiguille est mise en relation avec le manomètre de Jousset : larges oscillations autour de 0, allant de +5 à—2. La malade quitte la région du Nord et deux ans après mon premier examen elle m’écrit les nouvelles suivantes : « Mon état resta avec les mêmes suffocations, mais sans aggravation tant que j'habitais Tourcoing ; mon mari ayant été appelé à occuper un poste à Reims, nous y vînmes habiter ; or dès les premiers jours, j'eus la joie de m’apercevoir que les malaises s’atténuaient pour disparaître presque complètement. Je vaque comme par le passé à mes occupations et j’ai repris 13 kg. Je n’ai pas revu un médecin depuis votre dernier examen, et en raison de mon état de santé je n’ai pas fait faire d’examen aux rayons X ».