MONTS
Observation 14
Laufer |
(Réunion des médecins allemands à Prague, le 25 janvier 1929)
J. B., employé, âgé de 25 ans, fut soigné par moi, pour la première fois, pendant l’été 1923, à l’ancien hôpital de commerce de Prague. Il déclara avoir fait un faux pas dans la rue (sans tomber). Depuis ce moment, il se plaignait d’une sensation d’oppression dans l’hémithorax gauche, et de dyspnée marquée.
L'examen physique permettait déjà de faire le diagnostic de pneumothorax (voussure de l’hémithorax gauche, assourdissement respiratoire très marqué dans tout le côté gauche particulièrement à la base).
La radiographie confirma le diagnostic de pneumothorax total gauche.
Le tableau clinique n’éveillait pas d’inquiétudes ; par le repos au lit, et sans autre traitement, l’épanchement gazeux se résorba rapidement, de sorte que le malade put quitter l'hôpital au bout de trois semaines guéri cliniquement et radiologiquement.
Depuis cette époque, il déclare être resté tout à fait bien portant. Il n’a jamais eu aucune affection pulmonaire.
Le 18 décembre 1928, il se présente à la policlinique, et nous dit qu’une semaine auparavant, le matin au réveil, après une excellente nuit, il se trouva un peu dyspnéique, avec une sensation d’oppression au niveau de l’hémithorax gauche. Il reconnut fort bien les symptômes qu’il avait déjà présentés, mais les troubles étaient si minimes, qu’il continua de vaquer à ses occupations de bureau, et ne vint consulter qu’au bout d’une semaine.
L’examen clinique ne montre que peu de choses : expansion respiratoire un peu moins étendue à gauche, submatité au tiers inférieur du poumon gauche, au-dessous d’une zone de léger tympanisme. Sur tout l’hémithorax gauche, légère diminution du murmure vésiculaire.
ESNOG
Radiologiquement, on voyait une bande gazeuse étroite, large au plus de quatre travers de doigt, allant de la base jusqu’au milieu du poumon gauche à peu près, avec un exsudat minime à la base. La partie supérieure du poumon restait au contact de la paroi.
Pas d’autres modifications ni sur cette radiographie, ni sur celle qui fut faite ultérieurement, après la résorption de l'air.
On s’en tint à conseiller au malade le repos au lit. Neuf jours après, le malade se plaignaïit encore de petites douleurs au niveau de l’épaule gauche à la marche. À ce moment, l'examen clinique restait négatif. Une radiographie prise six jours après était également négative.
En résumé: pneumothorax récidivant du même côté gauche, à cinq ans d'intervalle, et guérissant chaque fois rapidement sans complications, chez un jeune homme bien portant, sans antécédents personnels, ni héréditaires, et chez lequel on n’a pu trouver aucun signe de tuberculose clinique ou radiologique.
Au point de vue étiologique, l’auteur semble pencher pour l’hypothèse d’une malformation pulmo-
naire, sans cependant prendre parti.
: Observation 15 Churchill Robertson et Everett E. Watson (n° 2) (Due à l’obligeance du Docteur T.E. Vass de l’hôpital Saint Lukes. Bluefield)
J.W., âgé de 29 ans, en bonne santé apparente. Histoire familiale et personnelle sans intérêt.
En août 1924, il présenta les symptômes d’un pneumothorax spontané. Un examen radiologique, fait à l'hôpital
ARORRT ON L'NN SPRSPARE E PENT ORT PL E NOR LEE NA RE Ar DOS AIN A FEAT
Saint-Lukes, montra le poumon gauche entièrement collabé. Le 9 septembre, l’examen radiologique montrait le pou-
mon presque entièrement revenu à la paroi, avec un minime
épanchement dans le sinus. Pas de lésions pulmonaires.
Le 4 avril 1925, huit mois plus tard, nouveau collapsus complet du poumon gauche. Après réexpansion, le Docteur Vass ne put déceler aucun signe de lésion pulmonaire quelconque. Le malade fut envoyé au Docteur J. Garnett Nelson de Mac Guire Richmond, qui conseilla une cure sanatoriale.
Le Docteur Woods Price de Saranac, ne lui trouva rien d’anormal ni cliniquement, ni radiologiquement, etle malade fut refusé au sanatorium Trudeau. Le Docteur Price écrivit qu'il s’agissait peut-être d’une lésion tuberculeuse limitée à la plèvre, inaccessible, tant à l'examen clinique qu’à l'examen radiologique.
L'intéressé est en parfaite santé et travaille depuis cette époque. Il n’a pas eu d’autre récidive.
Observation 16 Cardis et Michetti
Il s’agit d’un homme de 31 ans sans antécédents héréditaires tuberculeux. Il n’a jamais été malade.
Le 6 février 1928, en se levant, il fut pris brusquement d’une douleur violente sous le mamelon gauche. Son médecin constata, aux rayons X, l’existence d’un pneumothorax unilatéral total, avec déplacement du cœur et du médiastin à droite. L’épanchement se résorba complètement en un mois.
45 jours plus tard, au lever, le malade perçoit une sorte de sifflement dans la région sous-mamelonnaire gauche. La nuit suivante, il se réveille en proie à une dyspnée intense. La radiographie montre, à nouveau,un pneumothorax total unilatéral gauche avec déplacement très marqué du cœur et du médiastin vers la droite. Son médecin retira
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