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Le Li 2e
Au bout de plusieurs semaines, l’état restant stationnaire, nous le montrons au Docteur Ameuille. Le médiastin est toujours dévié. La pression intrapleurale est de+ 10. Le Docteur Ameuille pratique aussitôt, sous le contrôle radioscopique, une ponction évacuatrice de 1.200 cc. d’air. Le malade se sent mieux, mais peu à peu la dyspnée revient.
Un mois plus tard, un deuxième examen radiologique montre à nouveau un déplacement du médiastin. Il existe en outre quelques gouttes de liquide dans le cul de sac.
Une deuxième ponction évacuatrice retire 2.500 cc. de gaz. A l’écran, on voit le moignon pulmonaire se distendre et remplir partiellement l’hémithorax.
Mais dans la nuit, la dyspnée augmente progressivement, et le lendemain de la ponction, sur un nouveau cliché, on constate que le poumon est retracté, et que le médiastin est de nouveau déplacé.
Le malade part à la campagne.
Le 23 novembre, soit neuf mois après seulement, un cliché montre, pour la deuxième fois, une résorption partielle de l’épanchement gazeux.
En janvier 1933, le poumon est revenu à la paroi. L’hémithorax droit est retracté. Le sinus phréno-cardiaque est comblé. De plus, on constate une traînée opaque allant du creux axillaire au hile. Le petit niveau liquide observé a persisté pendant toute l’évolution du pneumothorax.
Depuis 1932, le malade a repris toute son activité. Son poids a augmenté de 4 kg. Un cliché récent montre une image pulmonaire normale.
En résumé : un homme de 39 ans présente en 1926, un pneumothorax spontané généralisé droit, qui se résorbe en quatre mois. En 1932, après une visite médicale pour une assurance sur la vie, visite à laquelle l’assurance lui est accordée, il présente de nouveau un pneumothorax généralisé du même côté, qui se résorbe en dix mois.