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huit jours après, la résorption du gaz est totale, et la malade récupère une santé parfaite. Cette fois, le temps de résorption accéléré, semble-t-il, par la ponction, peut s’établir à un mois environ.
Le 25 mars 1926, troisième pneumothorax installé à bas bruit ; le mari de la malade, universitaire distingué, à qui nous avons appris, sur sa malade, l’auscultation de la poitrine, a fait lui-même le diagnostic, par la triade symptomatique habituelle : Pouls à 120. Oppression en décubitus droit et abolition de la respiration à gauche.
Le diagnostic est confirmé le lendemain à l'écran : pneumothorax total sec, et refoulement modéré du médiastin.
Le 15 avril, ponction pleurale. Pression initiale à —4. Soulagement immédiat, et résorption totale de la poche, 25° jours après le début du pneumothorax.
Depuis ce moment jusqu’en juillet 1930, la malade a présenté onze pneumothorax spontanés, toujours à gauche, qui sont sans histoire clinique, tellement ils ressemblent aux trois premiers que nous venons de rapporter en détail. Ils se sont succédés à la cadence de trois par année environ, séparés par des intervalles de santé parfaite. Jamais nous n’avons eu à intervenir par ponction. Le temps de résorption nous a paru plus court que pour les premiers accidents.
Nous avons vu, à cette époque, s'installer chez la malade un état mental très particulier, une véritable phobie du pneumothorax, la crainte constante de le voir survenir n'importe où, hors de chez elle, au cours de ses occupations ou de ses visites, au point qu’elle ne sortait plus qu'avec la plus grande circonspection, et que s’installait peu à peu une véritable neurasthénie pleurale. Depuis juillet 1930, le charme est rompu, et jamais nous n’avons observé le moindre accident. L'état général est excellent, et, l’équilibre physique s'étant rétabli, la malade jouit d’une santé parfaite.
MR AREARANE ARS
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