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Comme Itard lui-même, Laënnec ne considère que le pneumothorax tuberculeux. Les travaux de Récamier, la thèse de Devilliers (1826), mirent en évidence le rôle pathogénique de l’emphysème.
Dès lors les observations se multiplient et nous ne pouvons que citer ici les recherches de Louis Chomel, Stokes, Andral; la thèse de Saussier (1841) et celle de Proust (1862) ; les cliniques de Behier, les travaux de West et de Biach, de Jaccoud et de Galliard.
La pathogénie et la physiologie pathologique du pneumothorax s’éclairent à la suite des recherches expérimentales de Leconte et Demarquez, de Weill, de Gilbert et Roger de Béclère et de Bard et de nombreux travaux anatomo-pathologiques.
L'utilisation des rayons X vient enfin transformer les conditions de l’étude scientifique et clinique du pneumothorax, en précisant l’évolution exacte de la maladie, l’existence ou l’absence de lésions pulmonaires concomitantes, en facilitant enfin grandement le diagnostic de certaines formes partielles et des formes frustes et ambulatoires.
Ainsi s’individualisent de nombreuses formes cliniques et étiologiques. Parmi celles-ci, il en est une qui nous intéresse tout spécialement : le pneumothorax spontané bénin idiopathique. Galliard qui le distingua le premier et le décrivit parfaitement en 1892, sous
le nom de «pneumothorax des conscrits », insistait déjà
As
sur la tendance particulière de ces cas à la récidive. Mais l’étude précise des formes récidivantes du pneumothorax, dont la première observation fut publiée par Flint en 1857, et qui font l’objet de notre travail, ne date que de ces dernières années. Nikolsky en 1912, puis Ljungdhal en 1918, ne trouvent dans la littérature que neuf observations indubitables de pneumothorax
récidivant. Depuis cette époque, un certain nombre .
de cas ont été publiés, et divers auteurs, en particulier
Olbrechts en 1930, Kjaergaard surtout, dans sa
belle monographie publiée en 1932 sur le pneumothorax spontané bénin, insistent sur la relative fré-
quence de ces formes.