‹ Les fourberies de Marinette operacomique en un acteChapitre 5 sur 21 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Ma pauvre femme une fois morlc,

Bonsoir ! on me jette à la porte !

On me chasse, on me montre au doigt,

On me pousse par les épaules En promettant, à coup de gaules, ,

De me payer ce tju’on me doit!...

Grand merci ! celions à l’orage,

Et décampons d’un pied léger,

Heureux de sauver du naufrage De quoi boire encore et manger!..

(il tire sa bourse et la fait sonner.) SCAPIN.

Plaît-il?

PASCARIEL.

De mes splendeurs passées Ce qui me reste le voilà 1

SCAPIN

Vraiment !

(A part.)

Cette musique-là M’inspire d'étranges pensées!..

Et je me sens ou bout des doigts Une démangeaison du diable...

Hein ?

SCAPIN

Ton histoire est pitoyable...

(A part.)

La bourse paraît d’un bon poids.

(Haut.)

La mienne n’est guère plus gaie !

(A part.)

S’il aimait la fausse monnaie Je pourrais lui proposer...

PASCARIEL.

Quoi?

SCAPIN, à part.

Dieu des voleurs, inspire-moi!

PASCARIEL.

A quoi rêves-tu donc?

SCAPIN

Je rêve

Aux moyens de nous entr’aider t

PASCARIEL.

Achève, ami Scapin, achève!

Par toi je me laisse guider...

SCAPIN, lui tondant la main.

Nous sommes faits pour nous entendre!

De Naple, où l’on allait me pendre

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