Littéralement : Jusque là-bas
Mort de Si Djeh”’a
Djeh’a avait un‘ ami. C'était le seul homme au monde en qui il avait une entière confiance. Il mangeait et buvait chez lui très fréquemment. Il se méfiait de tous les autres hommes ?, Un certain jour, son ami vint chez lui et lui dit: « Viens te promener avec moi. »
— « Mon ami, répondit Djeh'a, je ne suis pas libre. Cependant, puisque tu es venu toi-même, j'abandonne mes occupations et je t'accompagne. Oui, si un autre homme était venu chez moi, m'eût-il donné tous les biens de la terre, je ne l'aurais pas accompagné. Mais, du moment que c’est toi, je ne puis pas te congédier ainsi. »
Il partit, accompagnant son ami. Celui-ci, en arrivant à la maison, dit à Djeh’a: « Allons, Si Djeh'a, entrons à la maison. »
— « Mon cher ami, fit Djeh'a, c'est l’appartement * des femmes. Il est mal à nous d'aller nous asseoir avec elles. Entrons plutôt dans une chambre où nous serons seuls. »