Lisez dans le texte ienr
de mal. » Ce jour-là, il arriva chez eux et leur dit : « J'ai tué Si Djeh'a. »
— « Nous allons avec toi, dirent-ils, pour voir comment tu l'as tué. » Ils partirent avec lui.
Lorsqu'ils furent arrivés à la maison, il se penchèrent au-dessus de la fosse au fond de laquelle ils virent Si Djeh'a.
— « Si Djeh’a, lui dirent-ils, es-tu rassasié de n'en faire toujours qu'à {a tête ? À présent, n'estce pas, tu ne nous feras plus de mal. »
— « En vérité, fit Djeh'a, ce n’est pas vous qui avez causé ma perte; c'est mon ami avec qui j'ai souvent mangé le pain et le sel; tantôt il mangeait chez moi, tantôt je mangeais chez lui. Jusqu'à présent je ne lui ai jamais fait de mal!. C'est lui qui m'en a fait le premier, merci, mon Dieu ! »
Ces hommes, s'adressant à celui qui l'avait fait tomber ainsi, lui dirent: « Il n'est pas mort. Il peut se faire qu'il remonte. N'est-il pas le plus rusé des hommes? Il va fouiller les parois de la fosse, il fera tomber de la terre jusqu’à ce qu'il l'ait démolie, alors 1l sortira et nous tuera tous, toi comme nous. »
« Voici un fusil, leur dit cet homme. Que l’un de vous tire sur lui. » Il leur donna le fusil. L'un
1. Littéralement : aujourd'hui il n'est pas dans moi d'injuslice.
d'eux s’avança pour tirer. Si Djeh’a poussa un grand cri contre lui. L'homme, saisi de frayeur, tomba près de Djeh’a dans la fosse et se tua dans sa chôûte. Le fusil partit tout seul et foudroya Si Djeh'a.
L’ami de celui qui était tombé dans la fosse en voulant faire feu sur Djeh’a resta et dit à l’homme qui avait fait tomber Djeh'a : « Djeh'’a, n'est-il pas vrai, a frappé et il est parvenu à supprimer l’un de nous :. »
De ces deux hommes, l’un (le traître) demeura chez lui, l’autre retourna à sa maison.
Si Djeh’a et son compagnon, morts tous deux, restèrent au fond de la fosse.
1. Ceci veut dire que le traître ne touchera pas le prix de sa trahison.