‹ Les fourberies de Si Djeh'aChapitre 75 sur 114 · Ce mot est arabe. Il signifie repas offert à des hôtes · texte numérisé non relu

Ce mot est arabe. Il signifie repas offert à des hôtes

3. La construction kabyle de cette phrase est impossible à rendre en français. En voici le mot à mot: ils se fatiguèrent les gens comment ils feraient pour le laisser suns nourrilure.

Le propriétaire de cette maison leur avait préparé un festin. Ils vinrent. Djeh’a marcha avec eux. Ils se dirent les uns aux autres: « Comment allons-nous faire avec Si Djeh'a? » — Quelquesuns se mirent‘ à dire : « Quand les plats arriveront nous lui dirons : «hé ! Si Djeh'a, 1l y a le feu à ton village », afin qu'il reste sans manger. Préoccupé par nos paroles, 1l ne mangera pas. »

Quand la nourriture arriva, ils lui dirent : « Si Djeh’a, le feu est à ton village » — « Est-ce que notre maison en a été préservée ? » interrogea Djeh'a.

Tandis qu'ils s'occupaient de parler, Djeh’a mangeait.

Ils dirent : « Le feu est à ta maison!

— Quant à moi, il ne m’a pas encore atteint * n'est-ce pas ?

— Le voilà à tes habits !

— Ma tête ne brûle* pas encore, n'est-ce pas ? fit Djeh’a. Que le feu dévore‘ mes pieds et qu'il laisse ma tête tranquille. »

Il mangeait toujours. Quand les autres voulurent en faire autant, ils constatèrent que Djeh'a avait achevé la nourriture. « Si Djeh'a s’est moqué de nous, se dirent-ils entre eux. »

Page 1