étudiait avec eux
ner chez moi », ils lui répondirent : « Si Djeh'a, tu es pauvre. »
— « C'est l'usage chez nous, reprit-il. Quand un étudiant a appris par cœur tout le Qoran, il doit donner à manger aux étudiants avec qui il a étudié. »
— « C’est bien, dirent-ils. Va et prépare le déjeûner ; nous venons. »
— « Levez-vous et marchez, dit Djeh’a. Le déjeûner est déjà froid. »
Ils se levèrent et allèrent avec lui.
Quand ils furent arrivés à la maison, Djeh'a les fit entrer dans une chambre. Il alla prendre leurs souliers qu'ils avaient laissés à la porte ‘ et les mit. dans un sac. Il retourna auprès des étudiants et leur dit : « Restez ici, je vais revenir. » Il partit en emportant le sac plein de souliers appartenant aux étudiants. Il arriva chez un gargotier.
— « Donne-moi quelque chose valant deux francs, lui dit-il, et prends cette paire de souliers (en paiement). »
Il alla chez un autre qui vendait de la viande et jui tint le même langage. Il se rendit chez celui qui vendait du couscous et lui parla comme :l avait parlé au premier.
Quand il eut distribué tous les souliers des